Skip to article frontmatterSkip to article content
Site not loading correctly?

This may be due to an incorrect BASE_URL configuration. See the MyST Documentation for reference.

- Méthode

- Méthode

Autour du matériel en électricité

Cette fiche méthode a pour but de présenter les différents instruments de mesure en électricité et leur fonctionnalité.

I) Rappels et compléments sur les signaux périodiques

Un signal ss est periodique dans le temps lorsqu’il se répète identique à lui-même à intervalles de temps réguliers. La période temporelle est la plus petite durée TT telle que s(t+T)=s(t)s(t+T)=s(t). En TP, nous serons amenés à produire et à étudier des signaux périodiques. Les plus fréquents sont les signaux sinusoïdaux, les créneaux ou encore les signaux triangulaires.

A ) Valeur moyenne

On définit la valeur moyenne d’un signal périodique ss par : s(t)=1Tt=0t=Ts(t)dt\langle s(t)\rangle=\frac{1}{T} \int_{t=0}^{t=T} s(t) \mathrm{d} t :

B ) Valeur efficace

La valeur efficace d’un signal périodique est définie par

Seff=1Tt=0t=Ts2(t)dtS_{e f f}=\sqrt{\frac{1}{T} \int_{t=0}^{t=T} s^{2}(t) \mathrm{d} t}

Que l’on peut écrire aussi

Seff=s2(t)S_{e f f}=\sqrt{\left\langle s^{2}(t)\right\rangle}

On parle aussi de valeur “RMS” (Root Mean Square en anglais) car c’est la racine carrée de la moyenne des carrés de la valeur instantanée sur un cycle complet.

L’origine physique de cette grandeur est purement énergétique, en régime périodique, les électroniciens ont besoin d’une grandeur physique permettant de chiffrer l’énergie d’un signal.

Origine physique

La valeur efficace d’une tension u(t)u(t) (respectivement d’une intensité i(t)i(t) ) correspond physiquement à la valeur de la tension continue UeffU_{e f f} (respectivement d’intensité continue IeffI_{e f f} ) qui produirait le même effet joule sur une période TT dans une résistance RR.

En effet, sur une période TT, une résistance RR reçoit l’énergie : Wj=t=0t=TRi2(t)dtW_{j}=\int_{t=0}^{t=T} R i^{2}(t) \mathrm{d} t. Par définition de la valeur efficace (valeur d’intensité continue qui produirait le même effet joule sur une période TT dans une résistance RR ) on peut aussi écrire que Wj=t=0t=TRIeff 2 dt=RIeff 2TW_{j}=\int_{t=0}^{t=T} R I_{\text {eff }}^{2} \mathrm{~d} t=R I_{\text {eff }}^{2} T.

En égalant les deux expressions, on obtient :

RIeff2T=t=0t=TRi2(t)dt=Rt=0t=Ti2(t)dtR I_{e f f}^{2} T=\int_{t=0}^{t=T} R i^{2}(t) \mathrm{d} t=R \int_{t=0}^{t=T} i^{2}(t) \mathrm{d} t

En simplifiant par RR, et en divisant par TT, on obtient :

Ieff2=1Tt=0t=Ti2(t)dtIeff=1Tt=0t=Ti2(t)dtI_{e f f}^{2}=\frac{1}{T} \int_{t=0}^{t=T} i^{2}(t) \mathrm{d} t \Longrightarrow I_{e f f}=\sqrt{\frac{1}{T} \int_{t=0}^{t=T} i^{2}(t) \mathrm{d} t}

On peut suivre exactement le même raisonnement pour UeffU_{e f f}.

____\_\_\_\_ Ks2(t)=S02+5n2\left\langle K s^{2}(t)\right\rangle=S_{0}^{2}+5 n^{2} ____\_\_\_\_

II ) Présentation du multimètre

A ) Mesures au multimètre

Un multimètre numérique peut réaliser plusieurs fonctions : Voltmètre, ampèremètre, ohmmètre.

Il possède pour cela quatre bornes d’entrée. Il permet de mesurer :

B ) Les modes du multimètre

Un signal periodique s(t)s(t) peut toujours s’écrire comme la somme :

En d’autres termes s(t)s(t) peut s’écrire s(t)=s(t)+sA(t)s(t)=\langle s(t)\rangle+s_{A}(t) Le multimètre possède trois modes de fonctionnement accessibles par court appui sur le bouton MODE AC/DC :

C ) Calibre et incertitudes

"n% L+ND"="n% de la lecture +N× dernier digit afficheˊ" n \% \mathrm{~L}+N \mathrm{D} "=" n \% \text { de la lecture }+N \times \text { dernier digit affiché" }

Le dernier digit D correspond à la plus petite variation possible de l’affichage.

Cette incertitude correspond à la demi-étendue Δ\Delta du domaine d’appartenance de la mesure, avec une distribution uniforme. Les valeurs de n,Nn, N et D donc les incertitudes dépendent du calibre utilisé “RANGE”, ces valeurs sont accessibles sur les fiches constructeur disponibles en salle de TP.

Exemple

Le multimètre en mode voltmètre est utilisé sur le calibre 60 V pour effectuer cette mesure, sur la fiche constructeur, on lit que pour ce calibre que la demi étendue est donnée par : 0.09% L+2D\ll 0.09 \% \mathrm{~L}+2 \mathrm{D} \gg. Le dernier digit étant la plus petite variation possible de l’affiche, on lit D=0.1 V\mathrm{D}=0.1 \mathrm{~V}. On en déduit donc que Δ=0.09%×34.9V+2×0.1 V\Delta=0.09 \% \times 34.9 V+2 \times 0.1 \mathrm{~V}. Ainsi Δ=0.23 V\Delta=0.23 \mathrm{~V} donc l’incertitude u(U)=Δ3=0.1 V(1CS)u(U)=\frac{\Delta}{\sqrt{3}}=0.1 \mathrm{~V}(1 \mathrm{CS}) On a donc U=(34.9±0.1)VU=(34.9 \pm 0.1) \mathrm{V}

III ) Production d’une tension et conseils de câblage d’un circuit

A) Utilisation du GBF 265 ou 266

Le GBF est un Générateur Basses Fréquences qui délivre une tension dont on peut faire varier la forme (tension sinusoïdale, créneau ou triangulaire), la fréquence ff en Hz et l’amplitude UmU_{m}.

Voici le lien vers une vidéo qui explique très bien les fonctionnalités de l’appareil : https://www.youtube.com/watch?v=cNjm_dFDeXU.

Voici les fonctionnalités qui vous permettront de générer la tension de votre choix :

△ : Sur les GBF, il est fréquent de ne pouvoir régler que la tension crête à crête UPPU_{P P} (“peak to peak”) et non l’amplitude UmU_{m}. Sur la figure ci-contre, l’amplitude UmU_{m} du signal vaut 5 V et la tension crête à crête vaut UPP=10 VU_{P P}=10 \mathrm{~V}. Donc si on vous demande de générer une tension sinusoïdale d’amplitude Um=5 VU_{m}=5 \mathrm{~V}, il faudra régler UPP=10 VU_{P P}=10 \mathrm{~V}

B ) Fiches BNC : Branchement d’un GBF ou d’un oscilloscope au circuit

1 ) Fiches BNC

Sur la façade avant des appareils (oscilloscope et GBF), la tension est relevée au niveau de la fiche BNC (voir figures 1.1 et 1.2) ; la différence de potentiel est mesurée ainsi : potentiel de la borne intérieure - potentiel de la borne extérieure

Figure 1.1: Fiche BNC

Figure 1.2: Fiche BNC d’un GBF

Les câbles qui permettent de se connecter aux fiches BNC sont des câbles coaxiaux. Utilisez de préférence des câbles coaxiaux, car ils limitent la présence de bruit dans le signal.(voir figure 1.3 )

Des adaptateurs « BNC-banane» (figure 1.4) permettent d’utiliser des fils classiques.

Figure 1.3: Câble coaxial

Figure 1.4: Adaptateur BNC-Banane

C) Masse et terre : Conseils de câblage

1 ) Terre

Figure 1.5: prise électrique

2 ) Masse :

Finalement, lorsque cet appareil est connecté à votre circuit, ce dernier est donc lui aussi relié à la terre.

Il faudra alors faire très attention lorsque l’on branche plusieurs appareils dans un même circuit (un GBF et un oscilloscope par exemple) à ne pas créer de court-circuit. Cela peut arriver plus vite que prévu! Tous les appareils électriques branchés au secteur ont donc une masse commune qui est reliée la terre.

Figure 1.6: Gestion des masses

Méthode : Câbler correctement un circuit électrique AVANT de réaliser le circuit :

  1. Représenter le schéma du circuit électrique étudié.

  2. Placer les masses du GBF et de l’oscilloscope sur le schéma (elles sont reliées entre elles, car reliées à la terre).

  3. Puis placer sur le schéma les appareils de mesure nécessaires (oscilloscope, voltmètre...)

Réaliser le circuit :

  1. Réaliser le circuit étudié (SANS les appareils de mesure sauf si c’est un ampèremètre, car il est branché en série dans le circuit) avec une disposition spatiale des composants identique à celle sur le schéma.

  2. Utiliser les fils noirs toujours et uniquement pour ce qui arrive à la masse (qui ne doit correspondre qu’à un seul point du circuit, donc tous les fils noirs doivent arriver au même point) et utiliser toujours et uniquement les autres couleurs pour tout le reste.

  3. Placer les appareils de mesure. ENSUITE, faire quelques vérifications : (a) Vérifier que le circuit est fermé. (b) Vérifier que les fils noirs (liés aux masses des appareils) arrivent tous au même point.

D ) Règles de sécurité

Supposons qu’il y ait un fonctionnement anormal de l’appareil. Imaginons par exemple qu’il y ait contact entre la phase et la carcasse, la carcasse est alors porté à un potentiel de 220 V . Que se passe-t-il si quelqu’un touche la carcasse ?

1. Si la masse n’est pas reliée à la Terre :

L’utilisateur, de résistance RR, est parcouru par un courant d’intensité I=URI=\frac{U}{R} et a entre sa main et ses pieds une tension U.(voir figure 1.7)

Figure 1.7: Lorsque la masse n’est pas reliée à la terre

A.N. : U=220 V,R=2.5 kΩU=220 \mathrm{~V}, R=2.5 \mathrm{~k} \Omega, alors I=88 mAI=88 \mathrm{~mA}, ce qui est mortel au-delà de trois secondes... (un courant d’intensité supérieure à 30 mA peut être mortel) 2. Si la masse est reliée à la terre via RTR_{T}^{\prime} (voir figure 1.8):

Lorsque le fil de phase entre en contact avec une carcasse métallique, le courant est instantanément évacué dans cette prise de terre : on parle alors d’un courant de fuite. Cependant, cette protection n’est que partielle, car si une personne touche la carcasse métallique, un courant de fuite va la traverser également, (faiblement si la prise de terre a été correctement réalisée).

Figure 1.8: Lorsque la masse est reliée à la terre

L’installateur dispose d’un disjoncteur différentiel mesurant l’intensité IDI_{D} du courant de fuite qui traverse RTR_{T}^{\prime}.

Le disjoncteur différentiel est là pour compléter l’action de la prise de terre. En effet, si un courant de fuite existe, l’intensité du courant dans le fil neutre est différente de l’intensité du courant dans le fil de phase. Si le disjoncteur détecte une différence supérieure à une certaine valeur, il coupe immédiatement l’alimentation électrique.