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Phénomènes d’interférences

Phénomènes d’interférences

Les phénomènes d’interférences apparaissent quand deux ondes (ou plus) de même fréquence se superposent dans une zone de l’espace. Le déphasage des ondes étant différent en chaque point MM, l’amplitude de l’onde résultant de la superposition dépend de MM.

Exemple

Brouillage, interférences radio, couleurs interférentielles (irisation : bulles de savon, tache d’huile, couleur des papillons, de certaines plumes, etc.). Par ailleurs, de nombreux instruments exploitent des interférences lumineuses pour des applications très variées : mesures de surfaces, interféromètres gravitationnels, etc.

I) Superposition des deux signaux sinusoïdaux de même fréquence

Dans ce paragraphe, on s’intéresse au signal obtenu en faisant la somme de deux signaux sinusoïdaux de même fréquence ff, donc de même pulsation ω=2πf\omega=2 \pi f.

A) Mise en évidence

Expérience 1 : Expérimentation mathématique

À l’aide d’une calculatrice graphique, visualiser le signal s(t)s(t), somme des signaux s1(t)=4cos(2πt)s_{1}(t)= 4 \cos (2 \pi t) et s2(t)=3cos(2πt+φ)s_{2}(t)=3 \cos (2 \pi t+\varphi) de même fréquence f=1 Hzf=1 \mathrm{~Hz}, pour différentes valeurs de φ\varphi. Qu’observez-vous? ____\_\_\_\_ ____\_\_\_\_ ____\_\_\_\_ ____\_\_\_\_ Tracer les courbes obtenues pour des valeurs bien choisies de φ\varphi. ____\_\_\_\_ ____\_\_\_\_ ____\_\_\_\_ ____\_\_\_\_ ____\_\_\_\_ ____\_\_\_\_ ____\_\_\_\_ ____\_\_\_\_ On change le deuxième signal en s2(t)=4cos(2πt+φ)s_{2}(t)=4 \cos (2 \pi t+\varphi), signal de même amplitude que s1(t)s_{1}(t). Qu’observez-vous alors ? ____\_\_\_\_ ____\_\_\_\_

B ) Amplitude de la somme de deux signaux sinusoïdaux

1 ) Cas où les deux signaux ont la même amplitude

Exercice de cours à connaître 1

Soit deux signaux sinusoïdaux s1(t)=A0cos(ωt+φ1)s_{1}(t)=A_{0} \cos \left(\omega t+\varphi_{1}\right) et s2(t)=A0cos(ωt+φ2)s_{2}(t)=A_{0} \cos \left(\omega t+\varphi_{2}\right) de même pulsation (donc même fréquence) et de même amplitude A0A_{0}.

  1. En utilisant les formules de trigonométrie, donner l’expression du signal s(t)s(t).

  2. Quelle est son amplitude ?

2 ) Cas où les deux signaux ont des amplitudes différentes

Exercice de cours à connaître 2

Soit deux signaux sinusoïdaux s1(t)=A1cos(ωt+φ1)s_{1}(t)=A_{1} \cos \left(\omega t+\varphi_{1}\right) et s2(t)=A2cos(ωt+φ2)s_{2}(t)=A_{2} \cos \left(\omega t+\varphi_{2}\right) de même pulsation (donc même fréquence).

  1. En utilisant les formules de trigonométrie, donner l’expression du signal s(t)s(t).

  2. Quelle est son amplitude ?

Formule des interférences

Le signal résultant de la superposition de deux signaux sinusoïdaux de même fréquence, d’amplitudes A1A_{1} et A2A_{2} et de phases initiales φ1\varphi_{1} et φ2\varphi_{2} est un signal sinusoïdal de même fréquence et d’amplitude donnée par la formule des interférences:

A=A12+A22+2A1A2cos(φ1φ2)A=\sqrt{A_{1}^{2}+A_{2}^{2}+2 A_{1} A_{2} \cos \left(\varphi_{1}-\varphi_{2}\right)}

Cette amplitude n’est pas égale à la somme des amplitudes des deux signaux.

Remarque

Dans le cas où A1=A2=A0A_{1}=A_{2}=A_{0}, la formule des interférences devient:

A=2A01+cos(φ1φ2)2=2A0cos(φ1φ22)A=2 A_{0} \sqrt{\frac{1+\cos \left(\varphi_{1}-\varphi_{2}\right)}{2}}=2 A_{0}\left|\cos \left(\frac{\varphi_{1}-\varphi_{2}}{2}\right)\right|

qui n’est autre que la formule trouvée dans la première partie.

C ) Influence du déphasage

L’amplitude AA de l’onde résultante dépend du déphasage entre les deux signaux :

Δφ=φ1φ2\Delta \varphi=\varphi_{1}-\varphi_{2}

Remarque

Δφ\Delta \varphi défini ci-dessus est le déphasage du signal s1s_{1} par rapport au signal s2s_{2}. On aurait pu aussi choisir le déphasage de s2s_{2} par rapport à s1s_{1}, qui est l’opposé.

1 ) Interférences constructives

L’amplitude résultante AA est maximale lorsque :

cos(Δφ)=cos(φ1φ2)=1\cos (\Delta \varphi)=\cos \left(\varphi_{1}-\varphi_{2}\right)=1

On parle alors d’interférences constructives. C’est le cas si :

Δφ=2m×π avec mZ\Delta \varphi=2 m \times \pi \text { avec } m \in \mathbb{Z}

c’est-à-dire si les deux signaux sont en phase. La valeur maximale de AA est :

Amax=A12+A22+2A1A2=(A1+A2)2 soit Amax=A1+A2A_{\max }=\sqrt{A_{1}^{2}+A_{2}^{2}+2 A_{1} A_{2}}=\sqrt{\left(A_{1}+A_{2}\right)^{2}} \text { soit } A_{\max }=A_{1}+A_{2}

2 ) Interférences destructives

L’amplitude résultante AA est minimale lorsque :

cos(Δφ)=cos(φ1φ2)=1\cos (\Delta \varphi)=\cos \left(\varphi_{1}-\varphi_{2}\right)=-1

On parle alors d’interférences destructives. C’est le cas si :

Δφ=(2m+1)×π avec mZ\Delta \varphi=(2 m+1) \times \pi \text { avec } m \in \mathbb{Z}

c’est-à-dire si les deux signaux sont en opposition de phase. La valeur minimale de AA est :

Amin=A12+A222A1A2=(A1A2)2 soit Amin=A1A2A_{\min }=\sqrt{A_{1}^{2}+A_{2}^{2}-2 A_{1} A_{2}}=\sqrt{\left(A_{1}-A_{2}\right)^{2}} \text { soit } A_{\min }=\left|A_{1}-A_{2}\right|

II ) Interférences entre deux ondes acoustiques ou mécaniques de même fréquence

A) Phénomène d’interférences

Lorsque deux ondes de même nature, sinusoïdales et de même fréquence se propagent dans une zone de l’espace, elles s’additionnent en tout point. L’amplitude résultante dépend, comme on vient de le voir, du déphasage entre les deux ondes. Or, ce déphasage varie d’un point à l’autre de l’espace. L’onde résultante a alors une amplitude modulée dans l’espace. C’est le phénomène d’interférences.

Dans le cas d’ondes acoustiques ou mécaniques, on sait mesurer l’amplitude en différents points de l’espace.

B) Observation expérimentale

Simulation 1 : Cuve à ondes

Première animation : https://phyanim.sciences.univ-nantes.fr/Ondes/cuve_ ondes/propagation_onde_circulaire.php

Une pointe attachée à un vibreur frappe la surface de l’eau et crée une onde circulaire qui progresse à la surface. Un système optique permet de visualiser la surface. On néglige toutes les sources d’atténuation de l’onde. On représente l’évolution temporelle du déplacement vertical (“élongation”) s(x0,t)s\left(x_{0}, t\right) avec x0x_{0} un point fixe à la surface de l’eau.

  1. À quoi correspondent les zones claires et sombres? Minimum

  2. Quelle est la distance entre traits brillants (ou sombres) consécutifs?

Une eongsur d’ onde 3. Quelle expression peut-on donner à

s(x,t)s(x, t) ? Comment peut-on qualifier une telle onde? Onde progressive simutoídal x>0:s(x,t)=s0cos(ωtkx+φ0)x<0:δ(x,t)=s0x>0: s(x, t)=s_{0} \cos \left(\omega t-k x+\varphi_{0}\right) \quad x<0: \delta(x, t)=s_{0} col (ωt+kx+φ0)\left(\omega t+k x+\varphi_{0}\right) Deuxième animation : https://phyanim.sciences.univ-nantes.fr/Ondes/cuve_ ondes/interference_ondes_circulaires.php

On introduit un autre vibreur, créant ainsi deux sources de vibrations sinusoïdales S1S_{1} et S2S_{2} vibrant à la même fréquence, avec la même amplitude et de même phase à l’origine. On observe alors l’onde résultant de la superposition de ces deux ondes.

À la surface de l’eau, on observe des zones (lignes claires) où l’amplitude de l’onde résultante est maximale, les deux ondes issues de S1S_{1} et S2S_{2} sont en phase en tout point de cette ligne brillante.

À la surface de l’eau, on observe également des zones (lignes sombres) où l’amplitude de l’onde résultante est faible, voire quasi nulle. Les ondes issues de S1S_{1} et S2S_{2} sont en opposition de phase en tout point de cette ligne sombre.

Ces lignes claires sont appelées “franges brillantes”.

Ces lignes sombres sont appelées “franges sombres”.

Les autres points de l’espace situés entre les franges sombres et les franges brillantes vibrent avec une amplitude qui varie de zéro à l’amplitude maximale. On dit que l’amplitude est modulée spatialement.

C ) Étude théorique

Exercice de cours à connaître 3

  1. Donner l’expression de s1(S1,t)s_{1}\left(S_{1}, t\right) et de s2(S2,t)s_{2}\left(S_{2}, t\right) les deux ondes issues de S1S_{1} et S2S_{2}.

  2. En déduire l’expression de s1(M,t)s_{1}(M, t) et s2(M,t)s_{2}(M, t) au point MM auquel l’onde résultante est observée. On donnera l’expression en fonction notamment de d1,d2d_{1}, d_{2} et λ\lambda la longueur d’onde.

  3. Donner alors le déphasage de entre les deux ondes au point MM.

  4. En déduire l’expression de l’amplitude de l’onde résultante au point MM.

  5. Donner une condition sur d1d_{1} et d2d_{2} pour que avoir, au point MM, des interférences constructives. Faire de même pour des interférences destructives.

D) Bilan

Phénomène d’interférence

L’amplitude de l’onde s(M,t)s(M, t) résultant de la superposition de deux ondes synchrones (de même fréquence) issues de S1S_{1} et S2S_{2}, de longueur d’onde λ\lambda, dépend du déphasage Δφ(M)\Delta \varphi(M) entre les deux ondes incidentes en MM :

Δφ=2πλ(S2MS1M)=k(S2MS1M)\Delta \varphi=\frac{2 \pi}{\lambda}\left(S_{2} M-S_{1} M\right)=k\left(S_{2} M-S_{1} M\right)

L’amplitude de l’onde s(M,t)s(M, t) est donc maximale (resp. minimale) si Δφ0[2π]\Delta \varphi \equiv 0[2 \pi] (resp. Δφπ[2π]\Delta \varphi \equiv \pi[2 \pi] ). En MM, les ondes issues de S1S_{1} et S2S_{2} sont alors en phase (resp. opposition de phase), on parle d’interférences constructives (resp. destructives).

Définition 1 : Différence de marche

On appelle différence de marche δ\delta la différence de distance parcourue par les deux ondes avant d’arriver au point M :

δ=S2MS1M\delta=S_{2} M-S_{1} M

L’amplitude de l’onde s(M,t)s(M, t) est :

III ) Interférences lumineuses

A) Spécificité des ondes lumineuses

L’observation d’interférences lumineuses demande une condition particulière : il faut utiliser une unique source lumineuse (on ne peut pas observer d’interférences entre des ondes issues de deux sources indépendantes). Le dispositif expérimental appelé interféromètre doit donc produire, à partir d’une seule source, deux ondes se superposant dans une zone de l’espace. Ces ondes issues d’une même source sont qualifiées de cohérentes.

Par ailleurs, les détecteurs lumineux (œil ou détecteur électronique) ne peuvent pas suivre les variations temporelles des signaux liés à la propagation de la lumière (d’une fréquence comprise entre 1014 et 1015 Hz10^{15} \mathrm{~Hz} ). Ils sont sensibles à l’intensité lumineuse moyenne (ou éclairement moyen) :

I(M)=Ks(m,t)2s(M,t)2=1T0Ts(M,t)2dt\mathcal{I}(M)=K\left\langle s(m, t)^{2}\right\rangle\left\langle s\left(M_{,} t\right)^{2}\right\rangle=\frac{1}{T} \int_{0}^{T} s(M, t)^{2} d t

avec KK une constante qui dépend de la géométrie du capteur. Dans toute la suite, on supposera donc que les deux sources étudiées sont issues d’une même source ponctuelle et monochromatique.

Remarque

Dans le cas d’une onde lumineuse, le signal s(M,t)s(M, t) représente une composante du champ électrique.

Exercice de cours à connaître 4

Exprimer l’intensité lumineuse associée à une onde progressive sinusoïdale (donc monochromatique).

B ) Formule de Fresnel

On admet que la formule sur les amplitudes, trouvée dans la première partie du cours, est toujours valable dans le cadre des interférences lumineuses. On a donc :

A2=A12+A22+2A1A2cos(Δφ)A^{2}=A_{1}^{2}+A_{2}^{2}+2 A_{1} A_{2} \cos (\Delta \varphi)

Formule de Fresnel

En traduisant cette relation en termes d’intensité pour un capteur, on obtient la formule de Fresnel :

I(M)=I1+I2+2I1I2cos(Δφ)\mathcal{I}(M)=\mathcal{I}_{1}+\mathcal{I}_{2}+2 \sqrt{\mathcal{I}_{1} \mathcal{I}_{2}} \cos (\Delta \varphi)

avec :

Remarque

Cette formule doit être rappelée dans un sujet de première année, mais elle sera à connaître en deuxième année.

C ) Différence de marche et chemin optique

On retrouve donc les mêmes conditions d’interférences que pour les ondes mécaniques, à partir du déphasage :

Δφ=2πλ(S2MS1M)=2πλ0n(S2MS1M)\Delta \varphi=\frac{2 \pi}{\lambda}\left(S_{2} M-S_{1} M\right)=\frac{2 \pi}{\lambda_{0}} n\left(S_{2} M-S_{1} M\right)

avec λ\lambda la longueur d’onde de l’onde dans le milieu de propagation, λ0\lambda_{0} sa longueur d’onde dans le vide et nn l’indice optique du milieu.

Définition 2 : Chemin optique

Le chemin optique entre deux points AA et BB de l’espace dans un milieu d’indice nn est défini par :

(AB)=nAB(A B)=n A B

Exercice de cours à connaître 5

On considère deux rayons lumineux rectilignes et parallèles entre eux, dont l’un traverse une lame de verre d’épaisseur ee et d’indice optique nn. En dehors de cette lame de verre, on supposera que les rayons lumineux se propagent dans l’air d’indice nair 1n_{\text {air }} \simeq 1. Les sources S1S_{1} et S2S_{2} sont à la distance DD d’un écran.

  1. Pourquoi le rayon lumineux n’est-il pas dévié lors de son passage dans la lame en verre?

  2. Calculer les chemins optiques (S1M1)\left(S_{1} M_{1}\right) et (S2M2)\left(S_{2} M_{2}\right).

Ainsi la formule de Fresnel se réécrit :

I(M)=I1+I2+2I1I2cos(2πλ0δ(M))\mathcal{I}(M)=\mathcal{I}_{1}+\mathcal{I}_{2}+2 \sqrt{\mathcal{I}_{1} \mathcal{I}_{2}} \cos \left(\frac{2 \pi}{\lambda_{0}} \delta(M)\right)

Avec λ0\lambda_{0} la longueur d’onde dans le vide et δ(M)\delta(M) la différence de chemin optique au point MM.

Remarque

La différence de chemin optique est l’équivalent de la différence de marche utilisée par les ondes mécaniques.

Exercice de cours à connaître 6

Récrire la formule de Fresnel dans le cas I1=I2=I0\mathcal{I}_{1}=\mathcal{I}_{2}=\mathcal{I}_{0} (deux ondes de même intensité).

Le lieu des interférences constructives, c’est-à-dire l’ensemble des points où les ondes issues de S1S_{1} et S2S_{2} interfèrent constructivement, vérifie :

Δφ0[2π]δ(M)=mλ0 avec mZ\Delta \varphi \equiv 0[2 \pi] \quad \Leftrightarrow \quad \delta(M)=m \lambda_{0} \quad \text { avec } \quad m \in \mathbb{Z}

λ0\lambda_{0} est la longueur d’onde de la lumière dans le vide. De même, le lieu des interférences destructives vérifie :

Δφπ[2π]δ(M)=(m+12)λ0 avec mZ\Delta \varphi \equiv \pi[2 \pi] \quad \Leftrightarrow \quad \delta(M)=\left(m+\frac{1}{2}\right) \lambda_{0} \quad \text { avec } \quad m \in \mathbb{Z}

D ) Les trous d’Young

Exercice de cours à connaître 7

On considère le dispositif représenté ci-dessous, placé dans l’air, éclairé par une source lumineuse ponctuelle monochromatique de longueur d’onde dans le vide λ0\lambda_{0}. On note nn l’indice de l’air dans lequel est plongé le dispositif.

On suppose que le diamètre des deux trous identiques est suffisamment petit pour que tout l’écran soit éclairé uniformément par chacun des trous. La distance entre les deux trous est notée aa et on considère qu’ils sont symétriques par rapport au point OO^{\prime}.

  1. Que peut-on dire de la différence de chemin optique entre la source SS et chacun des trous situés en S1S_{1} et S2S_{2} ?

  2. Le point PP situé sur l’écran est repéré par ses coordonnées ( x,y,zx, y, z ). On suppose aDa \ll D, ainsi que xD,yD|x| \ll D,|y| \ll D et z=Dz=-D. Exprimer la différence de chemin optique δ(M)\delta(M) entre les chemins (SS1P)\left(S S_{1} P\right) et (SS2P)\left(S S_{2} P\right).

  3. En déduire l’allure de la figure d’interférence et la position des zones lumineuses.

  4. Donner l’expression de l’interfrange ii, c’est-à-dire la distance entre deux maximums d’intensité lumineuse (resp. deux minimums) en fonction de n,λ0,Dn, \lambda_{0}, D et aa. L’interfrange change-t-il si le dispositif est plongé dans l’eau ? Faire les applications numériques pour λ0=532 nm,D=1,0 m\lambda_{0}=532 \mathrm{~nm}, D=1,0 \mathrm{~m} et a=1,0 mma=1,0 \mathrm{~mm}.

  5. Quel serait l’effet d’une modification de la position de la source SS ?

Différence de chemin optique

Pour deux trous d’Young séparés d’une distance aa, la différence de chemin optique sur un écran situé à une distance DD s’exprime :

δ(x)=naxD\delta(x)=n \frac{a x}{D}

xx est l’abscisse d’un point de l’écran, avec l’axe ( OxO x ) colinéaire à la droite passant par le centre des deux trous, et nn l’indice du milieu.

Interfrange

L’interfrange ii est la distance séparant deux franges claires (resp. deux franges sombres) de la figure d’interférence. Pour deux trous d’Young séparés par une distance aa éclairés par une source produisant une onde lumineuse monochromatique ponctuelle de longueur d’onde dans le vide λ0\lambda_{0} se propageant dans un milieu d’indice nn vers un écran situé à une distance DD, on a :

i=λ0Dna=λDai=\frac{\lambda_{0} D}{n a}=\frac{\lambda D}{a}

Remarque

En pratique, la figure d’interférence obtenue à l’aide des trous d’Young est modulée par la figure de diffraction associée à un seul trou. Pour obtenir des images plus lumineuses, on remplace souvent les trous d’Young par des fentes fines. En dehors de la figure de diffraction, les résultats sont inchangés.