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II ) Représentation complexe d’un signal

II ) Représentation complexe d’un signal

A ) Retour sur le circuit RCR C série

On considère un circuit RCR C soumis à une excitation sinusoïdale e(t)=E0cos(ωt)e(t)=E_{0} \cos (\omega t). La loi des mailles donne

RC ds dt+s=e d’ouˋ ds dt+sτ=eτR C \frac{\mathrm{~d} s}{\mathrm{~d} t}+s=e \quad \text { d'où } \quad \frac{\mathrm{d} s}{\mathrm{~d} t}+\frac{s}{\tau}=\frac{e}{\tau}

avec τ=RC\tau=R C.

1 ) Solution de l’équation homogène

La solution de l’équation homogène est de la forme :

sh(t)=S1et/τs_{h}(t)=S_{1} e^{-t / \tau}

S1S_{1} dépend des conditions initiales.

Remarque

La solution de l’équation homogène donne l’allure du régime transitoire, dont l’étude a fait l’objet des deux chapitres précédents. Ici on ne s’intéresse qu’au régime permanent, c’est-à-dire le régime dont l’allure s’explique davantage grâce à la solution particulière.

2 ) Solution particulière

Le second membre n’est pas constant, donc la solution particulière n’est pas constante. En régime permanent, la réponse du circuit a la même allure que l’excitation : on cherche donc une solution particulière sinusoïdale et de même pulsation que l’excitation, c’est-à-dire de la forme :

sp(t)=S0(ω)cos(ωt+φ(ω))s_{p}(t)=S_{0}(\omega) \cos (\omega t+\varphi(\omega))

S0(ω)S_{0}(\omega) et φ(ω)\varphi(\omega) dépendent des propriétés du signal e(t)e(t), et notamment de sa fréquence. On peut trouver S0S_{0} et φ\varphi en injectant la solution réelle dans l’équation différentielle avec second membre, mais il est beaucoup plus simple d’utiliser la notation complexe.

Définition 1 : Notation complexe

À un signal sinusoïdal de la forme s(t)=S0cos(ωt+φ)s(t)=S_{0} \cos (\omega t+\varphi), on associe le signal complexe noté s(t)\underline{s}(t) tel que s(t)=Re(s(t))s(t)=\operatorname{Re}(\underline{s}(t)) :

s(t)=S0ej(ωt+φ)=S0ejωt avec S0=S0ejφ\underline{s}(t)=S_{0} e^{j(\omega t+\varphi)}=\underline{S_{0}} e^{j \omega t} \quad \text { avec } \underline{S_{0}}=S_{0} e^{j \varphi}

S0\underline{S_{0}} est appelé amplitude complexe du signal. En RSF à la pulsation ω\omega, la solution particulière est entièrement déterminée par son amplitude complexe. Trouver la solution particulière revient donc à déterminer l’amplitude complexe du signal sp(t)\underline{s_{p}}(t). En reprenant le cas du circuit RCR C, on peut passer en notation complexe :

sp(t)=S0ejωt et e(t)=E0ejωt\underline{s_{p}}(t)=\underline{S_{0}} e^{j \omega t} \quad \text { et } \quad \underline{e}(t)=E_{0} e^{j \omega t}

On injecte la solution particulière dans l’équation différentielle du circuit RCR C avec second membre pour obtenir son amplitude complexe :

dspdt=ddt(S0ejωt)=S0ddt(ejωt)=S0jωejωtdd0(s0jωejωt+s0τejωt=E0τejωts0=E0jωt+1\begin{aligned} & \frac{d s_{p}}{d t}=\frac{d}{d t}\left(S_{0} e^{j \omega t}\right)=S_{0} \frac{d}{d t}\left(e^{j \omega t}\right)=S_{0} j \omega_{e}^{j \omega t} \\ & d d_{0}\left(s_{0} j \omega e^{j \omega t}+\frac{s_{0}}{\tau} e^{j \omega t}=\frac{E_{0}}{\tau} e^{j \omega t} \Rightarrow s_{0}=\frac{E_{0}}{j \omega t+1}\right. \end{aligned}

B) Utilisation de la notation complexe

1 ) Lien entre le signal complexe et le signal reˊel e(t)E0=Eov(ωt)j0=E0\begin{aligned} 1 \text { ) Lien entre le signal complexe et le signal réel } \begin{array}{l} e(t) \\ E_{0}=\operatorname{Eov}(\omega t) \\ j 0 \end{array} & =E_{0} \end{aligned}

En RSF à la pulsation ω\omega, puisque le signal s(t)s(t) a la même pulsation que le signal e(t)e(t), la connaissance de l’amplitude complexe S0\underline{S_{0}} suffit à caractériser entièrement s(t)s(t). On peut ainsi déterminer :

On peut ainsi représenter le l’amplitude complexe du signal dans le plan complexe.

Toujours dans le plan complexe, s(t)\underline{s}(t) tourne sur un cercle de rayon S0S_{0} à la vitesse angulaire ω\omega.

Remarque

L’argument φ\varphi d’un nombre complexe z=x+jy\underline{z}=x+j y de partie réelle positive se calcule avec :

φ=arctan(Im(z)Re(z))=arctan(yx)\varphi=\arctan \left(\frac{\operatorname{Im}(\underline{z})}{\operatorname{Re}(\underline{z})}\right)=\arctan \left(\frac{y}{x}\right)

2 ) Dérivation et intégration d’un signal complexe

Exercice de cours à connaître 1

Démontrer que dériver ou primitiver un signal complexe de la forme s(t)=S0ejωt\underline{s}(t)=\underline{S_{0}} e^{j \omega t} se résume à une simple multiplication ou division par jωj \omega.

En RSF à la pulsation ω\omega et en notation complexe :

ds dt(t)=jωs(t)\frac{\mathrm{d} \underline{s}}{\mathrm{~d} t}(t)=j \omega \underline{s}(t)
s(t)dt=1jωs(t)\int \underline{s}(t) \mathrm{d} t=\frac{1}{j \omega} \underline{s}(t)

3 ) Déphasage entre deux signaux

Soient deux signaux sinusoïdaux de même pulsation ω\omega :

s1(t)=S1cos(ωt+φ1) et s2(t)=S2cos(ωt+φ2)s_{1}(t)=S_{1} \cos \left(\omega t+\varphi_{1}\right) \quad \text { et } \quad s_{2}(t)=S_{2} \cos \left(\omega t+\varphi_{2}\right)

Le déphasage de s2(t)s_{2}(t) par rapport à s1(t)s_{1}(t) vaut Δφ=φ2φ1\Delta \varphi=\varphi_{2}-\varphi_{1} et se calcule facilement en utilisant les amplitudes complexes :

Δφ=arg(S2S1)\Delta \varphi=\arg \left(\frac{\underline{S_{2}}}{\underline{S_{1}}}\right)

Exercice de cours à connaître 2

Démontrer la formule précédente permettant de trouver le déphasage entre deux signaux à partir des amplitudes complexes.

Application 1

Donner l’amplitude complexe ou le signal réel dans les cas suivants, en supposant le régime sinusoïdal forcé de pulsation ω\omega.

  1. u(t)=U0cos(ωt+π4)u(t)=U_{0} \cos \left(\omega t+\frac{\pi}{4}\right)

  2. i(t)=I2sin(ωt+ψ)i(t)=I \sqrt{2} \sin (\omega t+\psi)

  3. s(t)=Smcos(ωt+π2)s(t)=S_{m} \cos \left(\omega t+\frac{\pi}{2}\right)

  4. UL=Umejπ/3\underline{U_{L}}=U_{m} e^{-j \pi / 3}

  5. I1=jU0R\underline{I_{1}}=-j \frac{U_{0}}{R}

  6. I=Imejπ/6\underline{I}=-I_{m} e^{j \pi / 6}

Application 2

À partir de l’amplitude complexe trouvée dans la partie A , donner l’expression de la solution réelle pour la tension s(t)s(t) aux bornes du condensateur dans un circuit RCR C série soumis à une tension sinusoïdale de pulsation ω\omega.

III ) Impédance complexe

En RSF à la pulsation ω\omega, on peut étudier simplement les circuits électriques en introduisant une généralisation complexe de la notion de résistance, appelée impédance.

Définition 2 : Impédance complexe

On appelle impédance complexe d’un dipôle, notée Z\underline{Z}, la grandeur associée à la loi d’Ohm complexe, telle quẹ, en convention récepteur :

u=Z×i\underline{u}=\underline{Z} \times \underline{i}

Remarque

Z=ui=U0I0Z=\left|\frac{\underline{\underline{u}}}{\underline{\underline{i}}}\right|=\frac{U_{0}}{I_{0}}

avec U0U_{0} l’amplitude de la tension aux bornes du dipôle et I0I_{0} l’amplitude de l’intensité qui le traverse.

φu/i=arg(ui)=arg(Z)\varphi_{u / i}=\arg \left(\frac{\underline{u}}{\underline{i}}\right)=\arg (\underline{Z})

A ) Impédance complexe des dipôles usuels

1 ) Conducteur ohmique

En convention récepteur, l’impédance complexe ZR\underline{Z_{R}} d’un conducteur ohmique de résistance RR est :

ZR=R\underline{Z_{R}}=R

2 ) Condensateur

En convention récepteur, l’impédance complexe ZC\underline{Z_{C}} d’un condensateur de capacité CC est :

Remarque

L’impédance complexe d’un condensateur est un imaginaire pur. Son argument vaut π2-\frac{\pi}{2}, ce qui signifie que la tension aux bornes du condensateur est en retard de phase par rapport à l’intensité qui le traverse.

3 ) Bobine

En convention récepteur, l’impédance complexe ZL\underline{Z_{L}} d’une bobine d’inductance LL est:

ZL=jLω\underline{Z_{L}}=j L \omega

Remarque

L’impédance complexe d’une bobine est un imaginaire pur. Son argument vaut π2\frac{\pi}{2}, ce qui signifie que la tension aux bornes du condensateur est en avance de phase par rapport à l’intensité qui le traverse.

Exercice de cours à connaître 3

Démontrer les expressions des impédances complexes des trois dipôles précédents.

B ) Comportements asymptotiques

CondensateurBobine
ImpédanceZC=1jCω\underline{Z_{C}}=\frac{1}{j C \omega}ZL=jLω\underline{Z_{L}}=j L \omega
BF (ω0)(\omega \rightarrow 0)

|

| | HF ( ω\omega \rightarrow \infty ) | 2cω+02 c \vec{\omega}_{\rightarrow+\infty} 0 | zw+\xrightarrow{z} \underset{w \rightarrow+\infty}{\rightarrow} |

C) Association d’impédances

Les règles d’association d’impédances sont les mêmes que pour l’association de résistances.

L’association de deux impédances Z1\underline{Z_{1}} et Z2\underline{Z_{2}} en série est équivalente à une impédance Zeˆ\underline{Z_{\text {êq }}} :

Zeˊ=Z1+Z2\underline{\underline{Z_{\text {éq }}}}=\underline{Z_{1}}+\underline{Z_{2}}

De même, pour deux impédances en dérivation :

1Zeq =1Z1+1Z2\frac{1}{Z_{\text {eq }}}=\frac{1}{\underline{Z_{1}}}+\frac{1}{\underline{Z_{2}}}

Exercice de cours à connaître 4

Démontrer les expressions des impédances complexes équivalentes dans le cas de deux résistances en série puis dans le cas de deux résistances en dérivation.

Application 3

Déterminer l’impédance complexe des dipôles représentés ci-dessous.

Dans l’approximation des régimes quasi-stationnaires (ARQS, cf. Ch3), on peut toujours utiliser les règles de base de l’électrocinétique : loi des mailles, loi des noeuds, ponts diviseurs, etc.

En notation complexe, les relations pour les ponts diviseurs de tension et d’intensité deviennent :

s=Z2Z1+Z2e\underline{s}=\frac{\underline{Z_{2}}}{\underline{Z_{1}}+\underline{Z_{2}}} \underline{e}
i2=1Z21Z1+1Z2i=Z1Z1+Z2i\underline{i_{2}}=\frac{\frac{1}{Z_{2}}}{\frac{1}{Z_{1}}+\frac{1}{Z_{2}}} \underline{i}=\frac{\underline{Z_{1}}}{\underline{Z_{1}}+\underline{Z_{2}}} \underline{i}

IV ) Résonances dans un circuit RLCR L C

A) Résonance en intensité

1 ) Mise en évidence

On s’intéresse à un circuit RLCR L C série en RSF à la pulsation ω\omega, alimenté par un générateur qui délivre une tension sinusoïdale e(t)=E0cos(ωt)e(t)=E_{0} \cos (\omega t). On s’intéresse à l’évolution de l’intensité i(t)i(t) du courant dans le circuit en fonction de la fréquence du signal d’excitation en mesurant la tension uR(t)u_{R}(t) aux bornes de la résistance.

Simulation 1 : Résonance en intensité

resonance ____\_\_\_\_ intensite.py

Commenter l’évolution de l’intensité du courant dans le circuit en fonction de la fréquence, en distinguant les régime basse et haute fréquence. Que remarque-t-on à la fréquence propre du circuit ?

△ On Li ace les Signanx en reginne permanlut.

△ On Li ace les Signanx en reginne permanlut.

Définition 3 : Résonance

L’excitation périodique d’un système oscillant à une pulsation ω\omega proche de sa pulsation propre ω0\omega_{0} peut provoquer une réponse dont l’amplitude est maximale : c’est la résonance. La pulsation pour laquelle la réponse du système est maximale correspond à la pulsation de résonance.

Remarque

La pulsation de résonance n’est pas toujours égale à la pulsation propre de l’oscillateur !

2 ) Obtention de l’amplitude complexe

Exercice de cours à connaître 5

On s’intéresse au circuit représenté ci-dessous, alimenté par une tension e(t)=E0cos(ωt)e(t)=E_{0} \cos (\omega t).

  1. Établir l’équation différentielle vérifiée par l’intensité i(t)i(t).

  2. L’écrire sous sa forme canonique et donner l’expression de la pulsation propre ω0\omega_{0} et du facteur de qualité QQ.

  3. En déduire l’expression de i\underline{i} en régime permanent.

  4. Retrouver cette relation en utilisant les notations complexes et un pont diviseur de tension.

Dans un circuit RLCR L C série de pulsation propre ω0\omega_{0} et de facteur de qualité QQ, en RSF\operatorname{RSF} à la pulsation ω\omega, l’amplitude complexe Im\underline{I_{m}} de l’intensité i(t)i(t) du courant dans le circuit vérifie :

Im=I01+jQ(ωω0ω0ω) avec I0=E0R\underline{I_{m}}=\frac{I_{0}}{1+j Q\left(\frac{\omega}{\omega_{0}}-\frac{\omega_{0}}{\omega}\right)} \quad \text { avec } I_{0}=\frac{E_{0}}{R}

E0E_{0} est l’amplitude la tension aux bornes du générateur.

Remarque

3 ) Etude de l’amplitude complexe

Dans un circuit RLCR L C série en RSF , l’amplitude de l’intensité présente toujours un maximum. Il y a toujours résonance en intensité dans le circuit RLC série à la pulsation ω=ω0\omega=\omega_{0}.

L’amplitude réelle de l’intensité en régime permanent se déduit de l’amplitude complexe en prenant le module :

Im(ω)=Im(ω)=I01+Q2(ωω0ω0ω)2I_{m}(\omega)=\left|\underline{I_{m}}(\omega)\right|=\frac{I_{0}}{\sqrt{1+Q^{2}\left(\frac{\omega}{\omega_{0}}-\frac{\omega_{0}}{\omega}\right)^{2}}}

Le calcul des limites permet d’avoir une idée de l’évolution de l’amplitude.

BFωω0B F_{\omega \ll \omega_{0}}ω=ω0\omega=\omega_{0}HFωω0H F_{\omega \gg \omega_{0}}
Amplitude Im(ω)I_{m}(\omega)Im(ω)BF0I_{m}(\omega) \overrightarrow{B F} 0Iˉn(ω)=I0\bar{I}_{n}(\omega)=I_{0}Im(ω)HF9I_{m}(\omega) \overrightarrow{H F} 9

Le déphasage entre e(t)e(t) et i(t)i(t) est donné par :

φ(ω)=arg(Im(ω))=arctan(Q(ωω0ω0ω))\varphi(\omega)=\arg \left(\underline{I_{m}}(\omega)\right)=-\arctan \left(Q\left(\frac{\omega}{\omega_{0}}-\frac{\omega_{0}}{\omega}\right)\right)

Là encore, le calcul des limites permet d’avoir une idée de l’évolution du déphasage.

BFωω0B F \omega \ll \omega_{0}ω=ω0\omega=\omega_{0}HRωω0H R \omega \gg \omega_{0}
Déphasage φ(ω)\varphi(\omega)φ(ω)rΩπ2\varphi(\omega)_{\underset{\Omega}{r}} \frac{\pi}{2}φ(ω0)=0\varphi\left(\omega_{0}\right)=0φ(ω)π24F\varphi(\omega) \underset{4 F}{-\frac{\pi}{2}}

4 ) Évolution de l’amplitude complexe

Les équivalents basse et haute fréquence de l’amplitude complexe permettent d’étudier son comportement asymptotique.

BF ωω0\omega \ll \omega_{0}Résonance ω=ω0\omega=\omega_{0}HF ωω0\omega \gg \omega_{0}
ÉquivalentIm(w)BF~jwI0Qw0Im(w0)=I0I_{m}(w)_{\tilde{B F}} \frac{j w I_{0}}{Q w_{0}} I_{m}\left(w_{0}\right)=I_{0}Im(ω)sinV0ω0HFI_{m}(\omega) \rightarrow \underset{H F}{\sin -V_{0} \omega_{0}}

Remarque

En calculant le module et l’argument avant de passer à la limite, on retrouve bien les résultats précédents.

Il est alors possible de représenter graphiquement l’amplitude complexe en distinguant module et argument.

Remarque

On peut aussi retrouver qualitativement les limites obtenues précédemment en raisonnant avec les circuits équivalents en basse et haute fréquence.

Définition 4 : Bande-passante

On définit la bande-passante comme la plage de fréquence sur laquelle l’amplitude de la réponse ImI_{m} vérifie :

Im>(I0)2= I max I_{m}>\frac{\left(I_{0}\right)}{\sqrt{2}}=\text { I max }

La largeur Δω\Delta \omega de la bande-passante est liée au facteur de qualité par la relation :

Q=ω0Δω plud Qλplur boudepasante fin et inversement  ration expeˊrimentale des parameˋtres du circuit \begin{aligned} & Q=\frac{\omega_{0}}{\Delta \omega} \\ & \text { plud } Q \lambda \frac{\operatorname{plur} \text { boudepasante fin et inversement }}{\text { ration expérimentale des paramètres du circuit }} \end{aligned}

Expérimentalement, à partir de l’étude de la résonance en intensité on obtient :

B) Résonance en tension aux bornes du condensateur

1 ) Mise en évidence

Toujours dans le circuit RLCR L C série, on s’intéresse cette fois à la tension uC(t)u_{C}(t) aux bornes du condensateur en RSF à la pulsation ω\omega.

Simulation 2 : Résonance en tension aux bornes du condensateur resonance_tension.py

Comparer la résonance en tension avec la résonance en intensité : y a-t-il toujours résonance ? La résonance se produit-elle toujours à la pulsation propre du circuit ? Commenter l’évolution de la pulsation de résonance quand QQ devient grand. Commenter l’amplitude en basse fréquence. De quoi dépend l’amplitude à la pulsation ω0\omega_{0} ?

Dans un circuit RLCR L C série de pulsation propre ω0\omega_{0} et de facteur de qualité QQ, l’amplitude complexe Um\underline{U_{m}} de la tension aux bornes du condensateur uC(t)u_{C}(t) s’écrit :

Um=E0(1ω2ω02)+j(ωQω0)\underline{U_{m}}=\frac{E_{0}}{\left(1-\frac{\omega^{2}}{\omega_{0}^{2}}\right)+j\left(\frac{\omega}{Q \omega_{0}}\right)}

E0E_{0} est l’amplitude de la tension aux bornes du générateur. On observe une résonance en tension aux bornes du condensateur seulement si :

Q>12Q>\frac{1}{\sqrt{2}}

La pulsation de résonance ωr\omega_{r} est inférieure à la pulsation propre ω0\omega_{0}.

Exercice de cours à connaître 6

Établir l’expression de la pulsation de résonance ωr\omega_{r} et en déduire la condition sur la valeur du facteur de qualité QQ permettant une résonance en tension.

Remarque

12Q21 domc 112Q21ωrω0\int \frac{1}{2 Q^{2}} \ll 1 \text { domc } 1-\frac{1}{2 Q^{2}} \approx 1 \Rightarrow \omega_{r} \approx \omega_{0}

2 ) Evolution de l’amplitude complexe

BFω=ω0\omega=\omega_{0}HF
ÉquivalentVom (ψ)BFE0(\psi) \underset{B F}{\sim} E_{0}Uam(w6)=jϵ0ϕ1\operatorname{Uam}\left(w_{6}\right)=-j \epsilon_{0} \phi_{1}vmi(w0)=E0w02w2v_{m i}\left(w_{0}\right)=\frac{E_{0} w_{0}{ }^{2}}{w^{2}}
AmplitudeVim2(ω)REE0\operatorname{Vim}^{2}(\omega)_{\overrightarrow{R_{E}}} E_{0}Um (wo) EdaUn(ω)E0ω02ω2U_{n}(\omega) \sim \underbrace{E_{0} \omega_{0}^{2}}_{\omega^{2}}
Déphasagef(w)AF~0f_{(w)_{\widetilde{A F}}} 0f()=π2f(\infty)=-\frac{\pi}{2}φ(ω)Fπ\varphi(\omega) \sim F^{-\pi}

3 ) Détermination expérimentale des paramètres du circuit

Expérimentalement, on obtient :

C ) Analyse de relevés expérimentaux

Le pic de résonance est d’autant plus étroit que le facteur de qualité QQ est grand.

Exercice de cours à connaître 7

On réalise le circuit RLCR L C série représenté dans l’exercice de cours 5 avec une bobine d’inductance 11 mH . Le rapport Im/I0I_{m} / I_{0} est représenté ci-dessous, où ImI_{m} est l’amplitude de l’intensité obtenue en mesurant la tension aux bornes de la résistance et I0I_{0} sa valeur maximale.

  1. Déterminer la fréquence de résonance f0f_{0} et en déduire la valeur de la capacité CC.

  2. Mesurer la largeur Δf\Delta f de la bande-passante. En déduire la valeur du facteur de qualité QQ, puis la valeur de la résistance RR.

  3. La résistance utilisée est en fait une résistance de 100Ω100 \Omega. Commenter.

Le même condensateur est utilisé dans un autre circuit RLCR L C série avec une bobine et une résistance différentes. On mesure cette fois la tension aux bornes du condensateur et celle aux bornes du GBF pour tracer les courbes ci-dessous.

Résonance en tension

  1. Mesurer la fréquence propre et le facteur de qualité de ce nouveau circuit.

  2. La mesure de la bande-passante donne-t-elle un résultat compatible avec la valeur précédente du facteur de qualité ?

D ) Analogie électromécanique

Les outils introduits pour l’étude du circuit RLCR L C se généralisent à d’autres systèmes oscillants soumis à une excitation périodique, et notamment aux systèmes mécaniques.

f=αv\vec{f}=-\alpha \vec{v}
Circuit RLCMasse-ressort
Charge q(t)q(t) ou tension uC(t)u_{C}(t)
Intensité i(t)i(t)
Pulsation propre ω0=1LC\omega_{0}=\frac{1}{\sqrt{L C}}
Facteur de qualité Q=1RLCQ=\frac{1}{R} \sqrt{\frac{L}{C}}
Pojit-am X(F) Vitedse (V(H))
W0=kmW_{0}=\sqrt{\frac{k}{m}}
Q=kmαQ=\frac{\sqrt{k m}}{\alpha}

Le système masse-ressort présente toujours une résonance en ____\_\_\_\_ vitart , mais on n’observe une résonance en p.o.s.r.t.o........ que si Q>1/2Q>1 / \sqrt{2}.

Annexe

Document 1 : Résonances dans le circuit RLC série

Résonances en intensité et en tension aux bornes du condensateur dans un circuit RLCR L C série pour quelques valeurs du facteur de qualité QQ. En particulier, on remarque qu’il existe une résonance en intensité en ω=ω0\omega=\omega_{0} quelle que soit la valeur de QQ, alors que la résonance en tension intervient à une pulsation ωr<ω0\omega_{r}<\omega_{0} et seulement si Q>1/2Q>1 / \sqrt{2}.

Document 2 : Relevés expérimentaux

Pour étudier la résonance en intensité dans un circuit RLCR L C série, on réalise le montage représenté ci-dessous et on relève simultanément les tensions aux bornes du GBF et de la résistance pour plusieurs fréquences d’excitation.

À résonance, le rapport UR/E0U_{R} / E_{0} est notablement différent de 1 pour les valeurs les plus faibles de la résistance, contrairement à ce que l’on s’attend à observer avec des composants idéaux. Ici, c’est la résistance de la bobine a{ }^{a}, de l’ordre de quelques dizaines de ohms pour des fréquences de l’ordre du kHz , qui explique l’écart observé. La largeur de la résonance est compatible avec cette valeur de résistance, qui s’ajoute à RR. a{ }^{a} Un modèle plus réaliste d’une bobine réelle est obtenu en associant un dipôle purement inductif d’inductance LL en série avec un conducteur ohmique de résistance rr. Dans le circuit étudié ici, l’ajout d’une résistance r35Ωr \simeq 35 \Omega permet d’expliquer les résultats obtenus.