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Mathématiques - PCSI

Mathématiques - PCSI

Equations différentielles

linéaires du 1er et 2nd ordre.

Lycée Lakanal 3 Avenue du Président Franklin Roosevelt 92330 Sceaux

6 Equations différentielles linéaires du 1er et 2nd ordre.

La lettre II désigne un intervalle non trivial ( c -à-d. contenant au moins deux points) de R\mathbb{R} et la lettre K\mathbb{K} désigne l’ensemble R\mathbb{R} ou C\mathbb{C}.

6.1 Généralités

On appelle équations différentielles les équations dont les inconnues sont des fonctions d’une ou plusieurs variables et faisant intervenir non seulement ces fonctions inconnues mais aussi les dérivées de ces fonctions inconnues, ainsi que la ou les variables indépendantes. Lorsque les fonctions inconnues sont des fonctions de plusieurs variables, ces équations sont appelées équations aux dérivées partielles. Les équations dont les fonctions inconnues sont des fonctions d’une seule variable sont appelées équations différentielles ordinaires.

Si nn est un entier positif non nul, une équation différentielle d’ordre nn est une équation différentielle dans laquelle intervient la dérivée d’ordre nn de la fonction inconnue. Par exemple,

y=yy^{\prime}=y

est une équation différentielle du premier ordre tandis que

y+xsin(y)=0y^{\prime \prime}+x \sin (y)=0

est une équation différentielle du second ordre.

Résoudre - ou intégrer - une équation différentielle , c’ est déterminer toutes les fonctions solutions y:xy(x)y: x \mapsto y(x) définies, en précisant pour chacune d’elles l’intervalle sur lequel elle est définie.

Les équations différentielles linéaires sont très importantes car on les rencontre constamment en physique, chimie, sciences de l’ingénieur ainsi que dans de nombreux autres domaines.

Dans la suite, on étudie

6.2 Etude de l’équation différentielle linéaire du premier ordre y+a(x)y=b(x)y^{\prime}+a(x) y=b(x)

L’équation diffrentielle linéaire du premier ordre la plus simple est : y=b(x)y^{\prime}=b(x)bb est une fonction continue sur un intervalle II à valeurs dans K\mathbb{K}. Dans ce cas, résoudre l’équation différentielle y=b(x)y^{\prime}=b(x) c’est trouver toutes les fonctions dérivables sur II admettant bb pour fonction dérivée.

L’ensemble des solutions de y=b(x)y^{\prime}=b(x) est donc l’ensemble des primitives de la fonction continue bb. Si BB est l’une d’entre elle, alors l’ensemble des solutions de y=b(x)y^{\prime}=b(x) est

{y:xk+B(x)kK}.\{y: x \mapsto k+B(x) \mid k \in \mathbb{K}\} .

Une fonction constante sur II admettant une dérivée nulle sur II, on constate que toutes les solutions de y=b(x)y^{\prime}=b(x) sont obtenues en ajoutant à l’une d’entre elle, ici la fonction BB, toutes les solutions de l’équation homogène associée y=0y^{\prime}=0.

On s’intéresse désormais à l’équation différentielle (E):y+a(x)y=b(x)(E): y^{\prime}+a(x) y=b(x)a,ba, b sont des fonctions continues sur II.

Définition. On appelle équation différentielle homogène associée à ( EE ) l’équation différentielle (E0):y+a(x)y=0\left(E_{0}\right): y^{\prime}+a(x) y=0.

Les propriétés suivantes donnent la structure de l’ensemble des solutions de ( E0E_{0} ) et (E) :

Proposition. Soient φ1\varphi_{1} et φ2\varphi_{2} deux solutions définies sur l’intervalle I de l’équation différentielle linéaire homogène ( E0E_{0} ) et αK\alpha \in \mathbb{K}. Alors αφ1+φ2\alpha \varphi_{1}+\varphi_{2} est encore solution sur I de ( E0E_{0} ).

Si φp\varphi_{p} est une solution particulière de l’équation (E)(E) alors φ:IK\varphi: I \longmapsto \mathbb{K} est une solution de ( EE ) si et seulement si

xI,(φφp)(x)+a(x)(φφp)(x)=0\forall x \in I,\left(\varphi-\varphi_{p}\right)^{\prime}(x)+a(x)\left(\varphi-\varphi_{p}\right)(x)=0

c’-à-d. si φφp\varphi-\varphi_{p} est solution de l’équation homogène (E0):y+a(x)y=0\left(E_{0}\right): y^{\prime}+a(x) y=0

Théorème. Si φp\varphi_{p} est une solution particulière de ( EE ) alors on obtient toutes les solutions de (E)(E) en ajoutant à φp\varphi_{p} toutes les solutions de l’équation homogène (E0)\left(E_{0}\right) :

En notant S\mathscr{S} l’ensemble des solutions de (E)(E) et S0\mathscr{S}_{0} l’ensemble des solutions de ( E0E_{0} ) :

S={φ+φpφS0}\mathscr{S}=\left\{\varphi+\varphi_{p} \mid \varphi \in \mathscr{S}_{0}\right\}

6.2.1 Résolution de l’équation différentielle homogène

Soit a:IKa: I \longmapsto \mathbb{K} une fonction continue et AA une primitive sur II de aa. y:IKy: I \longmapsto \mathbb{K} est solution de (E)(E) ssi

y+a(x)y=0y+A(x)y=0(y+A(x)y)eA(x)=0(yeA)=0\begin{aligned} & y^{\prime}+a(x) y=0 \\ & y^{\prime}+A^{\prime}(x) y=0 \\ & \left(y^{\prime}+A^{\prime}(x) y\right) \mathrm{e}^{A(x)}=0 \\ & \left(y \mathrm{e}^{A}\right)^{\prime}=0 \end{aligned}

Théorème. Soit a:IKa: I \longmapsto \mathbb{K} une fonction continue et AA une primitive sur II de aa. L’ensemble des solutions de ( E0E_{0} ) est l’ensemble des fonctions de la forme φ\varphi : IKxKeA(x) ouˋ K est un scalaire de K\left\lvert\, \begin{aligned} & I \rightarrow \mathbb{K} \\ & x \longmapsto K \mathrm{e}^{-A(x)} \text { où } K \text { est un scalaire de } \mathbb{K}\end{aligned}\right.

S0={xKeA(x)KK}\mathscr{S}_{0}=\left\{x \longmapsto K \mathrm{e}^{-A(x)} \mid K \in \mathbb{K}\right\}

On dit que S0\mathscr{S}_{0} est la droite vectorielle engendrée par eA\mathrm{e}^{-A}.

Remarque. On énonce aussi cela en disant que la solution générale de ( E0E_{0} ) est φ:xKeA(x)\varphi: x \longmapsto K \mathrm{e}^{-A(x)}KKK \in \mathbb{K}.

Remarque importante. Toute solution sur I de l’équation homogène y+a(x)y=0y^{\prime}+a(x) y=0 autre que la fonction nulle ne s’annule en aucun point de II. Exemples. (1) La solution générale sur Rde(E0):y+xy=0\mathbb{R} \operatorname{de}\left(E_{0}\right): y^{\prime}+x y=0 est xKex22x \longmapsto K \mathrm{e}^{-\frac{x^{2}}{2}}KKK \in \mathbb{K}. (2) La solution générale sur ]0,+[de(E0):y+1xy=0] 0,+\infty\left[\operatorname{de}\left(E_{0}\right): y^{\prime}+\frac{1}{x} y=0\right. est xKxx \longmapsto \frac{K}{x}KKK \in \mathbb{K}. (3) La solution générale sur R\mathbb{R} de (E0):y+iy=0\left(E_{0}\right): y^{\prime}+i y=0 est xKeixx \longmapsto K \mathrm{e}^{-i x}KCK \in \mathbb{C}. (4) La solution générale sur R\mathbb{R} de (E0):y+(23i)y=0\left(E_{0}\right): y^{\prime}+(2-3 i) y=0 est xKe2xe3ixx \longmapsto K \mathrm{e}^{-2 x} \mathrm{e}^{3 i x}KCK \in \mathbb{C}.

6.2.2 Recherche d’une solution particulière pour l’équation différentielle avec second membre

Exemple. Résoudre l’équation différentielle : y+iy=(1+i)y^{\prime}+i y=(1+i). Cas où aa est constante et bb est une fonction polynôme : on cherche une solution particulière sous la forme y(x)=Q(x)y(x)=Q(x)QQ est une fonction polynôme de même degré que bb.

Exemples. (1) (E):y+3y=1+x2(E): y^{\prime}+3 y=1+x^{2} On cherche une solution sous la forme y(x)=px2+qx+ry(x)=p x^{2}+q x+r :

y(x)+3y(x)=3px2+(3q+2p)x+3r+qy^{\prime}(x)+3 y(x)=3 p x^{2}+(3 q+2 p) x+3 r+q

donc yy est solution de (E)(E) ssi {3p=13q+2p=03r+q=1\left\{\begin{aligned} 3 p & =1 \\ 3 q+2 p & =0 \\ 3 r+q & =1\end{aligned}\right., ce qui donne p=13,q=29p=\frac{1}{3}, q=-\frac{2}{9} et r=1127r=\frac{11}{27}. (2) (E):y+3y=1+3x(E): y^{\prime}+3 y=1+3 x

Une solution particulière évidente est y:xxy: x \longmapsto x.

y+ay=emx(Q+(a+m)Q)y^{\prime}+a y=\mathrm{e}^{m x}\left(Q^{\prime}+(a+m) Q\right)

ce qui ramène le problème à la recherche d’un polynôme QQ vérifiant Q+(a+m)Q=PQ^{\prime}+(a+m) Q=P.

Résolution de (E):y+ay=emxP(x)(E): y^{\prime}+a y=\mathrm{e}^{m x} P(x)mKm \in \mathbb{K} et PP polynôme.

Exemple. Soit (E) l’équation différentielle y2y=(2x+1)e2xy^{\prime}-2 y=(2 x+1) \mathrm{e}^{2 x}.

y2y=e2x(2ax22bx+2(ax2+bx)+2ax+b)=e2x(2ax+b)y^{\prime}-2 y=\mathrm{e}^{2 x}\left(-2 a x^{2}-2 b x+2\left(a x^{2}+b x\right)+2 a x+b\right)=\mathrm{e}^{2 x}(2 a x+b)

donc une solution particulière est obtenue pour a=1a=1 et b=1b=1.

Méthode de la variation de la constante. Soit a:IKa: I \mapsto \mathbb{K} une fonction continue et AA une primitive sur II de aa.

On cherche une solution particulière de (E)(E) sous la forme y(x)=K(x)eA(x)y(x)=K(x) \mathrm{e}^{-A(x)}KK est une fonction inconnue dérivable sur II. Pour tout xIx \in I :

y(x)=(K(x)a(x)K(x))eA(x)y(x)=K(x)eA(x)\begin{aligned} y^{\prime}(x) & =\left(K^{\prime}(x)-a(x) K(x)\right) \mathrm{e}^{-A(x)} \\ y(x) & =K(x) \mathrm{e}^{-A(x)} \end{aligned}

donc

y+a(x)y=K(x)eA(x).y^{\prime}+a(x) y=K^{\prime}(x) \mathrm{e}^{-A(x)} .

Par conséquent, yy est solution de (E)(E) ssi : xI,K(x)=b(x)eA(x)\forall x \in I, K^{\prime}(x)=b(x) \mathrm{e}^{A(x)}.

La fonction xb(x)eA(x)x \longmapsto b(x) \mathrm{e}^{A(x)} est continue sur II donc admet une primitive sur II et on pose

K(x)=b(x)eA(x)dxK(x)=\int b(x) \mathrm{e}^{A(x)} \mathrm{d} x

La solution générale de (E)(E) est alors y:x(K(x)+C)eA(x)y: x \longmapsto(K(x)+C) \mathrm{e}^{-A(x)}CKC \in \mathbb{K}.

Exemples. (1) Soit ( EE ) l’équation différentielle y32xy=12xy^{\prime}-\frac{3}{2 x} y=\frac{1}{2 \sqrt{x}}.

L’intervalle de résolution est I=]0,+[I=] 0,+\infty[.

6.2.3 Principe de superposition

Théorème. Soit a,b1,b2:IKa, b_{1}, b_{2}: I \longrightarrow \mathbb{K} des fonctions continues. Si y1y_{1} est une solution de y+a(x)y=b1(x)y^{\prime}+a(x) y=b_{1}(x) et y2y_{2} une solution de y+a(x)y=b2(x)y^{\prime}+a(x) y=b_{2}(x) alors y1+y2y_{1}+y_{2} est une solution de y+a(x)y=b1(x)+b2(x)y^{\prime}+a(x) y=b_{1}(x)+b_{2}(x).

Exemple. Soit ( EE ) l’équation différentielle y+y=2ex+4sin(x)+3cos(x)y^{\prime}+y=2 \mathrm{e}^{x}+4 \sin (x)+3 \cos (x).

On décompose le second membre en b1(x)+b2(x)b_{1}(x)+b_{2}(x)b1(x)=2exb_{1}(x)=2 \mathrm{e}^{x} et b2(x)=4sin(x)+3cos(x)b_{2}(x)=4 \sin (x)+ 3 \cos (x) puis on cherche une solution particulière de

(E1):y+y=2ex et (E2):y+y=4sin(x)+3cos(x)\left(E_{1}\right): y^{\prime}+y=2 \mathrm{e}^{x} \quad \text { et }\left(E_{2}\right): y^{\prime}+y=4 \sin (x)+3 \cos (x)

Exercice 1. Résoudre l’équation différentielle yy=x2sh(x)y^{\prime}-y=x^{2} \operatorname{sh}(x).

6.2.4 Problème de Cauchy

La solution générale de l’équation différentielle y+a(x)y=b(x)y^{\prime}+a(x) y=b(x) comporte une constante KK indéterminée. En imposant une condition initiale à la solution, la constante KK est alors déterminée.

Soient x0Ix_{0} \in I et y0Ky_{0} \in \mathbb{K}. La recherche de solutions de ( EE ) vérifiant les égalités

y(x0)=y0y\left(x_{0}\right)=y_{0}

appelée condition initiale, constitue le problème de Cauchy .

Proposition. Soient a:IK,b:IKa: I \longrightarrow \mathbb{K}, b: I \rightarrow \mathbb{K} des fonctions continues et (x0,y0)I×K\left(x_{0}, y_{0}\right) \in I \times \mathbb{K} Il existe une unique solution à l’équation différentielle y+a(x)y=b(x)y^{\prime}+a(x) y=b(x) vérifiant la condition y(x0)=y0y\left(x_{0}\right)=y_{0}.

Exemple. Résoudre le problème (C)(C) : {y+x1+x2y=11+x2y(0)=0\left\{\begin{aligned} y^{\prime}+\frac{x}{1+x^{2}} y & =\frac{1}{1+x^{2}} \\ y(0) & =0\end{aligned}\right.

y+x1+x2y=K(x)1+x212×(2x)×(1+x2)32+x(1+x2)32K(x)=K(x)1+x2y^{\prime}+\frac{x}{1+x^{2}} y=\frac{K^{\prime}(x)}{\sqrt{1+x^{2}}}-\frac{1}{2} \times(2 x) \times\left(1+x^{2}\right)^{-\frac{3}{2}}+\frac{x}{\left(1+x^{2}\right)^{\frac{3}{2}}} K(x)=\frac{K^{\prime}(x)}{\sqrt{1+x^{2}}}

donc yy est solution de l’équation avec second membre ssi K(x)1+x2=11+x2\frac{K^{\prime}(x)}{\sqrt{1+x^{2}}}=\frac{1}{1+x^{2}}, c’-à-d. ssi K(x)=11+x2K^{\prime}(x)=\frac{1}{\sqrt{1+x^{2}}}.

Le changement de variable x=sh(t)x=\operatorname{sh}(t) donne

11+x2 dx=1ch2(t)×ch(t)dt=1 dt=t=ln(x+1+x2)\int \frac{1}{\sqrt{1+x^{2}}} \mathrm{~d} x=\int \frac{1}{\sqrt{\operatorname{ch}^{2}(t)}} \times \operatorname{ch}(t) \mathrm{d} t=\int 1 \mathrm{~d} t=t=\ln \left(x+\sqrt{1+x^{2}}\right)

donc une solution particulière de l’équation avec second membre est xln(x+1+x2)1+x2x \longmapsto \frac{\ln \left(x+\sqrt{1+x^{2}}\right)}{\sqrt{1+x^{2}}}

La condition initiale y(0)=0y(0)=0 impose K=0K=0 donc la solution du problème de Cauchy est xln(x+1+x2)1+x2x \longmapsto \frac{\ln \left(x+\sqrt{1+x^{2}}\right)}{\sqrt{1+x^{2}}}.

6.2.5 Cas d’une équation non résolue en yy^{\prime}

Exercice 2. Résoudre sur R\mathbb{R} l’équation différentielle : xy+xy=x2exx y^{\prime}+|x| y=x^{2} \mathrm{e}^{-|x|}.

6.3 Equations différentielles linéaires du second ordre à coefficients constants.

Soient a,ba, b des nombres complexes non nuls tels que b0b \neq 0 et f:IKf: I \longrightarrow \mathbb{K} une fonction continue. On étudie l’équation différentielle

(E):y+ay+by=f(x)(E): y^{\prime \prime}+a y^{\prime}+b y=f(x)

On note ( E0E_{0} ) l’équation différentielle homogène associée à ( EE ), c’est à dire ( EE ): y+ay+by=0y^{\prime \prime}+a y^{\prime}+ b y=0.

Résoudre (E)(E), c’est trouver toutes les fonctions φ\varphi deux fois dérivables sur II telles que :

xI,φ(x)+aφ(x)+bφ(x)=0\forall x \in I, \varphi^{\prime \prime}(x)+a \varphi^{\prime}(x)+b \varphi(x)=0

Proposition. Si φp\varphi_{p} est une solution particulière de ( EE ) alors on obtient toutes les solutions de (E)(E) en ajoutant à φp\varphi_{p} les solutions de l’équation homogène ( E0E_{0} ).

La propriété suivante précise la structure de l’ensemble des solutions de ( E0E_{0} ) :

Proposition. Si y1y_{1} et y2y_{2} sont deux solutions de (E0)\left(E_{0}\right) et si λK\lambda \in \mathbb{K} alors λy1+y2\lambda y_{1}+y_{2} est une solution de ( E0E_{0} ).

6.3.1 Résolution de l’équation différentielle homogène ( E0E_{0} )

Il existe deux nombres complexes r1r_{1} et r2r_{2} tels que {r1+r2=ar1r2=b,\left\{\begin{array}{r}r_{1}+r_{2}=-a \\ r_{1} r_{2}=b,\end{array}\right. il s’agit des solutions de l’équation r2+ar+b=0r^{2}+a r+b=0.

Définition. L’équation r2+ar+b=0r^{2}+a r+b=0 s’appelle équation caractéristique de l’équation différentielle y+ay+by=0y^{\prime \prime}+a y^{\prime}+b y=0.

Soit yy une solution de (E0)\left(E_{0}\right) et z=yr1yz=y^{\prime}-r_{1} y. Alors :

z=yr1y=y+(a+r2)y=r2yby=r2(yr1y)=r2zz^{\prime}=y^{\prime \prime}-r_{1} y^{\prime}=y^{\prime \prime}+\left(a+r_{2}\right) y^{\prime}=r_{2} y^{\prime}-b y=r_{2}\left(y^{\prime}-r_{1} y\right)=r_{2} z

donc yy est solution du système différentiel

(S):{z=yr1y0=zr2z(S):\left\{\begin{array}{l} z=y^{\prime}-r_{1} y \\ 0=z^{\prime}-r_{2} z \end{array}\right.

Réciproquement, si yy est une solution de (S)(S) alors on vérifie que y+ay+by=0y^{\prime \prime}+a y^{\prime}+b y=0. Ainsi, l’équation ( EE ) se ramène à la résolution du système ( SS ).

L(x)er1x=Ker2x, c-aˋ-d. L(x)=Ke(r2r1)xL^{\prime}(x) \mathrm{e}^{r_{1} x}=K \mathrm{e}^{r_{2} x}, \quad \text { c-à-d. } L^{\prime}(x)=K \mathrm{e}^{\left(r_{2}-r_{1}\right) x}

— Si r1r2r_{1} \neq r_{2} alors la solution générale de yr1y=zy^{\prime}-r_{1} y=z est xLer1x+Mer2xx \longmapsto L \mathrm{e}^{r_{1} x}+M \mathrm{e}^{r_{2} x}(L,M)C2(L, M) \in \mathbb{C}^{2};

Théorème. Soient a,ba, b des nombres complexes tels que b0b \neq 0 et ( E0E_{0} ) l’équation différentielle homogène y+ay+by=0y^{\prime \prime}+a y^{\prime}+b y=0. (1) Si l’équation caractéristique r2+ar+b=0r^{2}+a r+b=0 admet deux racines distinctes r1r_{1} et r2r_{2}, la solution générale de ( E0E_{0} ) est

y:xLer1x+Mer2xouuˋ(L,M)C2y: x \longmapsto L \mathrm{e}^{r_{1} x}+M \mathrm{e}^{r_{2} x} o u \grave{u}(L, M) \in \mathbb{C}^{2}

(2) Si l’équation caractéristique r2+ar+b=0r^{2}+a r+b=0 admet une racine double rr, la solution générale de ( E0E_{0} ) est

y:x(Lx+M)erx ouˋ (L,M)C2y: x \mapsto(L x+M) \mathrm{e}^{r x} \text { où }(L, M) \in \mathbb{C}^{2}

Exemple. Résoudre l’équation différentielle y+2y+2=0y^{\prime \prime}+2 y^{\prime}+2=0 L’équation caractéristique est r2+2r+2=0r^{2}+2 r+2=0 et admet 1±i-1 \pm i pour racines donc la solution générale complexe est xLe(1+i)x+Me(1i)xx \longmapsto L \mathrm{e}^{(-1+i) x}+M \mathrm{e}^{(-1-i) x}(L,M)C2(L, M) \in \mathbb{C}^{2}.

Description des solutions réelles de l’équation y+ay+by=0y^{\prime \prime}+a y^{\prime}+b y=0 lorsque (a,b)R2(a, b) \in \mathbb{R}^{2} Dans le cas où aa et bb sont réels, on peut s’intéresser aux solutions réelles de l’équation différentielle y+ay+by=0y^{\prime \prime}+a y^{\prime}+b y=0. L’équation caractéristique r2+ar+b=0r^{2}+a r+b=0 peut avoir ici soit deux racines distinctes, soit une racine double, soit deux racines complexes conjuguées. (1) Lorsque l’équation caractéristique admet deux racines complexes conjuguées α+iβ\alpha+i \beta et αiβ\alpha-i \betaβ0\beta \neq 0, la solution générale à valeurs complexes est

$$

y: x \longmapsto \mu_{1} \mathrm{e}^{(\alpha+i \beta) x}+\mu_{2} \mathrm{e}^{(\alpha-i \beta) x} \text { où }\left(\mu_{1}, \mu_{2}\right) \in \mathbb{C}^{2}, $$

et yy est une solution réelle si et seulement si y=yˉy=\bar{y} :

xR,y(x)=y(x)xR,μ1e(α+iβ)x+μ2e(αiβ)x=μ1e(αiβ)x+μ2e(α+iβ)xxR,(μ1μ2)e(α+iβ)x=(μ1μ2)e(αiβ)xxR,(μ1μ2)=(μ1μ2)e2iβx\begin{aligned} \forall x \in \mathbb{R}, y(x)=\overline{y(x)} & \Longleftrightarrow \forall x \in \mathbb{R}, \mu_{1} \mathrm{e}^{(\alpha+i \beta) x}+\mu_{2} \mathrm{e}^{(\alpha-i \beta) x}=\overline{\mu_{1}} \mathrm{e}^{(\alpha-i \beta) x}+\overline{\mu_{2}} \mathrm{e}^{(\alpha+i \beta) x} \\ & \Longleftrightarrow \forall x \in \mathbb{R},\left(\mu_{1}-\overline{\mu_{2}}\right) \mathrm{e}^{(\alpha+i \beta) x}=\left(\overline{\mu_{1}}-\mu_{2}\right) \mathrm{e}^{(\alpha-i \beta) x} \\ & \Longleftrightarrow \forall x \in \mathbb{R},\left(\mu_{1}-\overline{\mu_{2}}\right)=\left(\overline{\mu_{1}}-\mu_{2}\right) \mathrm{e}^{-2 i \beta x} \end{aligned}

En évaluant en x=0x=0, on obtient μ1μ2=μ1μ2\mu_{1}-\overline{\mu_{2}}=\overline{\mu_{1}}-\mu_{2} puis en évaluant en x=π2βx=\frac{\pi}{2 \beta}, on obtient μ1μ2=μ1+μ2\mu_{1}-\overline{\mu_{2}}=-\overline{\mu_{1}}+\mu_{2} ce qui implique μ2=μ1\mu_{2}=\overline{\mu_{1}}. Réciproquement, si μ2=μ1\mu_{2}=\overline{\mu_{1}} alors y(x)=eαx(μ1eiβx+μ1eiβx)y(x)=\mathrm{e}^{\alpha x}\left(\mu_{1} \mathrm{e}^{i \beta x}+\overline{\mu_{1} \mathrm{e}^{i \beta x}}\right) ou encore

y(x)=2eαx(Re(μ1)cos(βx)Im(μ1)sin(βx)).y(x)=2 \mathrm{e}^{\alpha x}\left(\operatorname{Re}\left(\mu_{1}\right) \cos (\beta x)-\operatorname{Im}\left(\mu_{1}\right) \sin (\beta x)\right) .

(2) Lorsque l’équation caractéristique admet une racine double rr, la soluton générale complexe est y:x(Lx+M)erx:y: x \longmapsto(L x+M) \mathrm{e}^{r x}:

xR,y(x)=y(x)xR,Lx+M=Lˉx+MˉL=Lˉ et M=Mˉ\begin{aligned} \forall x \in \mathbb{R}, y(x)=\overline{y(x)} & \Longleftrightarrow \forall x \in \mathbb{R}, L x+M=\bar{L} x+\bar{M} \\ & \Longleftrightarrow L=\bar{L} \text { et } M=\bar{M} \end{aligned}

donc la solution générale réelle est x(Lx+M)erxx \longmapsto(L x+M) \mathrm{e}^{r x}(L,M)R2(L, M) \in \mathbb{R}^{2}. (3) Lorsque l’équation caractéristique admet deux racines réelles distinctes r1<r2r_{1}<r_{2}, la solution générale complexe est y:xLer1x+Mer2xy: x \longmapsto L \mathrm{e}^{r_{1} x}+M \mathrm{e}^{r_{2} x}(L,M)C2(L, M) \in \mathbb{C}^{2} :

xR,y(x)=y(x)xR,Ler1x+Mer2x=Lˉer1x+Mˉer2xxR,(LLˉ)er1x+(MMˉ)er2x=0xR,(LLˉ)+(MMˉ)e(r2r1)x=0\begin{aligned} \forall x \in \mathbb{R}, y(x)=\overline{y(x)} & \Longleftrightarrow \forall x \in \mathbb{R}, L \mathrm{e}^{r_{1} x}+M \mathrm{e}^{r_{2} x}=\bar{L} \mathrm{e}^{r_{1} x}+\bar{M} \mathrm{e}^{r_{2} x} \\ & \Longleftrightarrow \forall x \in \mathbb{R},(L-\bar{L}) \mathrm{e}^{r_{1} x}+(M-\bar{M}) \mathrm{e}^{r_{2} x}=0 \\ & \Longleftrightarrow \forall x \in \mathbb{R},(L-\bar{L})+(M-\bar{M}) \mathrm{e}^{\left(r_{2}-r_{1}\right) x}=0 \end{aligned}

En évaluant la limite quand xx \rightarrow-\infty, on obtient L=LˉL=\bar{L} c’est-à-dire LRL \in \mathbb{R}, puis en évaluant en x=0x=0, on obtient M=MˉM=\bar{M}, c’est-à-dire MRM \in \mathbb{R}. La solution générale réelle dans ce cas est y: xLer1x+Mer2xx \longmapsto L \mathrm{e}^{r_{1} x}+M \mathrm{e}^{r_{2} x}(L,M)R2(L, M) \in \mathbb{R}^{2}.

Proposition. Soient a,ba, b des réels tels que a0a \neq 0 et ( E0E_{0} ) l’équation différentielle homogène y+ay+by=0y^{\prime \prime}+a y^{\prime}+b y=0. (1) Si l’équation caractéristique r2+ar+b=0r^{2}+a r+b=0 admet deux racines réelles distinctes r1r_{1} et r2r_{2}, la solution générale de ( E0E_{0} ) est

y:xλ1er1x+λ2er2xous(λ1,λ2)R2y: x \longmapsto \lambda_{1} \mathrm{e}^{r_{1} x}+\lambda_{2} \mathrm{e}^{r_{2} x} o u s\left(\lambda_{1}, \lambda_{2}\right) \in \mathbb{R}^{2}

(2) Si l’équation caractéristique r2+ar+b=0r^{2}+a r+b=0 admet une racine réelle double rr, la solution générale de ( E0E_{0} ) est

y:x(λ1+λ2x)erx ouˋ (λ1,λ2)R2y: x \longmapsto\left(\lambda_{1}+\lambda_{2} x\right) \mathrm{e}^{r x} \text { où }\left(\lambda_{1}, \lambda_{2}\right) \in \mathbb{R}^{2}

(3) Si l’équation caractéristique r2+ar+b=0r^{2}+a r+b=0 admet deux racines complexes conjuguées α+iβ\alpha+i \beta et αiβ\alpha-i \beta, la solution générale (réelle) de ( E0E_{0} ) est

Expected 'EOF', got '̀' at position 110: … x)\right) o u ̲̀\left(\lambda_{…

y: x \longmapsto \mathrm{e}^{\alpha x}\left(\lambda_{1} \cos (\beta x)+\lambda_{2} \sin (\beta x)\right) o u ̀\left(\lambda_{1}, \lambda_{2}\right) \in \mathbb{R}^{2}

6.3.2 Résolution de l’équation différentielle avec second membre

Proposition. Soient f1,f2:IKf_{1}, f_{2}: I \longrightarrow \mathbb{K} deux fonctions continues et les équations différentielles

(E1):y+ay+by=f1(x)(E2):y+ay+by=f2(x)\begin{aligned} & \left(E_{1}\right): y^{\prime \prime}+a y^{\prime}+b y=f_{1}(x) \\ & \left(E_{2}\right): y^{\prime \prime}+a y^{\prime}+b y=f_{2}(x) \end{aligned}

Si y1y_{1} est une solution de (E1)\left(E_{1}\right) et y2y_{2} une solution de (E2)\left(E_{2}\right) alors y1+y2y_{1}+y_{2} est une solution de y+ay+by=f1(x)+f2(x)y^{\prime \prime}+a y^{\prime}+b y=f_{1}(x)+f_{2}(x).

On considère l’équation différentielle y+ay+by=f(x)y^{\prime \prime}+a y^{\prime}+b y=f(x)(a,b)C2(a, b) \in \mathbb{C}^{2} tels que a0a \neq 0 et ff une fonction continue sur II à valeurs dans K\mathbb{K}. L’équation différentielle homogène étant résolue, il reste à trouver une solution particulière. Solutions apparentes. Dans de nombreux cas, on peut deviner la forme d’une solution à partir de celle du second membre.

y(x)+ay(x)+by(x)=eωx(Q(x)+(2ω+a)Q(x)+(ω2+aω+b)Q(x))y^{\prime \prime}(x)+a y^{\prime}(x)+b y(x)=\mathrm{e}^{\omega x}\left(Q^{\prime \prime}(x)+(2 \omega+a) Q^{\prime}(x)+\left(\omega^{2}+a \omega+b\right) Q(x)\right)

et il suffit donc de trouver une fonction polynômiale QQ telle que

Q(x)+(2ω+a)Q(x)+(ω2+aω+b)Q(x)=P(x)Q^{\prime \prime}(x)+(2 \omega+a) Q^{\prime}(x)+\left(\omega^{2}+a \omega+b\right) Q(x)=P(x)

Si le second membre f(x)f(x) est de la forme P(x)eωxP(x) \mathrm{e}^{\omega x}PP est une fonction polynômiale et ωC\omega \in \mathbb{C}, on cherche une solution QQ polynômiale

Exemples. (1) Résoudre l’équation différentielle y4y+3y=(2x+1)exy^{\prime \prime}-4 y^{\prime}+3 y=(2 x+1) \mathrm{e}^{-x}. (2) Résoudre l’équation différentielle y4y+3y=(2x+1)exy^{\prime \prime}-4 y^{\prime}+3 y=(2 x+1) \mathrm{e}^{x} (3) Résoudre l’équation différentielle y6y+9y=5e3xy^{\prime \prime}-6 y^{\prime}+9 y=5 \mathrm{e}^{3 x}

Exemple. Résolution de l’équation différentielle (E):y+2λy+ω2y=αω2sin(ωx)(E): y^{\prime \prime}+2 \lambda y^{\prime}+\omega^{2} y=\alpha \omega^{2} \sin (\omega x)(α,λ,ω)]0,+[3(\alpha, \lambda, \omega) \in] 0,+\infty\left[{ }^{3}\right..

On décompose le second membre en

αω2eiωxeiωx2i=αω22ieiωxαω22ieiωx=αω22ieiωx(αω22ieiωx)\begin{aligned} \alpha \omega^{2} \frac{\mathrm{e}^{i \omega x}-\mathrm{e}^{-i \omega x}}{2 i} & =\frac{\alpha \omega^{2}}{2 i} \mathrm{e}^{i \omega x}-\frac{\alpha \omega^{2}}{2 i} \mathrm{e}^{-i \omega x} \\ & =\frac{\alpha \omega^{2}}{2 i} \mathrm{e}^{i \omega x}-\left(\frac{\alpha \omega^{2}}{2 i} \mathrm{e}^{i \omega x}\right) \end{aligned}

Si φp\varphi_{p} est une solution de y+2λy+ω2y=αω22ieiωxy^{\prime \prime}+2 \lambda y^{\prime}+\omega^{2} y=\frac{\alpha \omega^{2}}{2 i} \mathrm{e}^{i \omega x} alors φp\overline{\varphi_{p}} est une solution de y+2λy+ω2y=(αω22ieiωx)y^{\prime \prime}+ 2 \lambda y^{\prime}+\omega^{2} y=\overline{\left(\frac{\alpha \omega^{2}}{2 i} \mathrm{e}^{i \omega x}\right)} puisque les coefficients sont réels et la fonction Im(φp)\operatorname{Im}\left(\varphi_{p}\right) est alors une solution particulière de ( EE ). On a (iω)2+2λ(iω)+ω2=2λiω0(i \omega)^{2}+2 \lambda(i \omega)+\omega^{2}=2 \lambda i \omega \neq 0 donc on cherche une solution de y+2λy+ω2y=αω22ieiωxy^{\prime \prime}+2 \lambda y^{\prime}+\omega^{2} y= \frac{\alpha \omega^{2}}{2 i} \mathrm{e}^{i \omega x} sous la forme y(x)=keiωxy(x)=k \mathrm{e}^{i \omega x}kCk \in \mathbb{C} :

y(x)=kω2eiωxy(x)=kiωeiωxy(x)=keiωx\begin{aligned} y^{\prime \prime}(x) & =-k \omega^{2} \mathrm{e}^{i \omega x} \\ y^{\prime}(x) & =k i \omega \mathrm{e}^{i \omega x} \\ y(x) & =k \mathrm{e}^{i \omega x} \end{aligned}

$$

y^{\prime \prime}(x)+2 \lambda y^{\prime}(x)+\omega^{2} y=2 i \lambda k \omega \mathrm{e}^{i \omega x} $$

On prend donc k=12iλω×αω22i=αω4λk=\frac{1}{2 i \lambda \omega} \times \frac{\alpha \omega^{2}}{2 i}=-\frac{\alpha \omega}{4 \lambda}, ce qui donne comme solution particulière de(E)\operatorname{de}(E) :

xαω2λcos(ωx).x \longmapsto-\frac{\alpha \omega}{2 \lambda} \cos (\omega x) .

Remarque. Etant donné la forme du second membre, on aurait pu chercher directement une solution particulière sous la forme y(x)=Kcos(ωx)+Lsin(ωx)y(x)=K \cos (\omega x)+L \sin (\omega x)K,LK, L sont des inconnues réelles dès le début, les calculs auraient été plus simples.

Exemple. On considère l’équation différentielle (E):y+3y+2y=xsh(x)(E): y^{\prime \prime}+3 y^{\prime}+2 y=x \operatorname{sh}(x).

y(x)=(ax+b+2a)exy(x)=(ax+b+a)exy(x)=(ax+b)ex\begin{aligned} y^{\prime \prime}(x) & =(a x+b+2 a) \mathrm{e}^{x} \\ y^{\prime}(x) & =(a x+b+a) \mathrm{e}^{x} \\ y(x) & =(a x+b) \mathrm{e}^{x} \end{aligned}
y(x)+3y(x)+2y(x)=(5a+6b+6ax)exy^{\prime \prime}(x)+3 y^{\prime}(x)+2 y(x)=(5 a+6 b+6 a x) \mathrm{e}^{x}

puis en identifiant avec x2ex\frac{x}{2} \mathrm{e}^{x}, on prend aa et bb tels que {5a+6b=06a=12\left\{\begin{array}{r}5 a+6 b=0 \\ 6 a=\frac{1}{2}\end{array}\right. c-à-d {b=572a=112\left\{\begin{array}{l}b=-\frac{5}{72} \\ a=\frac{1}{12}\end{array}\right.

y(x)=(2a(2ax+b)+ax2+bx)exy(x)=(2ax+b(ax2+bx))exy(x)=(ax2+bx)ex\begin{aligned} y^{\prime \prime}(x) & =\left(2 a-(2 a x+b)+a x^{2}+b x\right) \mathrm{e}^{-x} \\ y^{\prime}(x) & =\left(2 a x+b-\left(a x^{2}+b x\right)\right) \mathrm{e}^{-x} \\ y(x) & =\left(a x^{2}+b x\right) \mathrm{e}^{-x} \end{aligned}
y(x)+3y(x)+2y(x)=(b+2a+2ax)exy^{\prime \prime}(x)+3 y^{\prime}(x)+2 y(x)=(b+2 a+2 a x) \mathrm{e}^{-x}

puis en identifiant avec x2ex-\frac{x}{2} \mathrm{e}^{-x}, on prend aa et bb tels que {b+2a=02a=12\left\{\begin{aligned} b+2 a & =0 \\ 2 a & =-\frac{1}{2}\end{aligned}\right. c-à-d {b=12a=14\left\{\begin{array}{l}b=\frac{1}{2} \\ a=-\frac{1}{4}\end{array}\right. Ainsi, une solution particulière de ( EE ) est

x(x24+x2)ex+(x12572)exx \longmapsto\left(-\frac{x^{2}}{4}+\frac{x}{2}\right) \mathrm{e}^{-x}+\left(\frac{x}{12}-\frac{5}{72}\right) \mathrm{e}^{x}

et la solution générale de ( EE ) est

xAex+Be2x+(x24+x2)ex+(x12572)exx \longmapsto A \mathrm{e}^{-x}+B \mathrm{e}^{-2 x}+\left(-\frac{x^{2}}{4}+\frac{x}{2}\right) \mathrm{e}^{-x}+\left(\frac{x}{12}-\frac{5}{72}\right) \mathrm{e}^{x}

Exercice 3. (1) Résoudre l’équation différentielle y4y+3y=xexcos(x)y^{\prime \prime}-4 y^{\prime}+3 y=x \mathrm{e}^{x} \cos (x) (2) Résoudre l’équation différentielle y+y=sin(x)y^{\prime \prime}+y=\sin (x) (3) Résoudre l’équation différentielle y+y=sin(x)3y^{\prime \prime}+y=\sin (x)^{3} (4) Résoudre l’équation différentielle y2y+(1λ2)y=xekxy^{\prime \prime}-2 y^{\prime}+\left(1-\lambda^{2}\right) y=x \mathrm{e}^{-k x}λR+\lambda \in \mathbb{R}^{+}et kRk \in \mathbb{R}.

6.3.3 Cas d’un second membre quelconque

Théorème. Soient (a,b)K2(a, b) \in \mathbb{K}^{2} et f:IKf: I \rightarrow \mathbb{K} une fonction continue sur l’intervalle II. L’équation différentielle y+ay+by=f(x)y^{\prime \prime}+a y^{\prime}+b y=f(x) admet des solutions sur l’intervalle II.

6.3.4 Résolution du problème de Cauchy

La solution générale de l’équation différentielle y+ay+by=f(x)y^{\prime \prime}+a y^{\prime}+b y=f(x) comporte des constantes λ1\lambda_{1} et λ2\lambda_{2} indéterminées. En imposant des conditions initiales à la solution, ces constantes sont alors déterminées.

Rappel sur les systèmes 2×22 \times 2. Soient (a,b,c,a,b,c)K6\left(a, b, c, a^{\prime}, b^{\prime}, c^{\prime}\right) \in \mathbb{K}^{6}. Le système

{ax+by=cax+by=c\left\{\begin{aligned} a x+b y & =c \\ a^{\prime} x+b^{\prime} y & =c^{\prime} \end{aligned}\right.

admet une unique solution si et seulement si abab0a b^{\prime}-a^{\prime} b \neq 0.

La solution générale de (E):y+ay+by=f(x)(E): y^{\prime \prime}+a y^{\prime}+b y=f(x) est y:xφp(x)+Ah1(x)+Bh2(x)y: x \longmapsto \varphi_{p}(x)+A h_{1}(x)+B h_{2}(x)(A,B)K2(A, B) \in \mathbb{K}^{2} et φp\varphi_{p} une solution particulière de ( EE ).

Soit (x0,α,β)I×K×K\left(x_{0}, \alpha, \beta\right) \in I \times \mathbb{K} \times \mathbb{K}. La condition {y(x0)=αy(x0)=β\left\{\begin{array}{c}y\left(x_{0}\right)=\alpha \\ y^{\prime}\left(x_{0}\right)=\beta\end{array}\right. est équivalente à {Ah1(x0)+Bh2(x0)=αφp(x0)Ah1(x0)+Bh2(x0)=βφp(x0)\left\{\begin{array}{l}A h_{1}\left(x_{0}\right)+B h_{2}\left(x_{0}\right)=\alpha-\varphi_{p}\left(x_{0}\right) \\ A h_{1}^{\prime}\left(x_{0}\right)+B h_{2}^{\prime}\left(x_{0}\right)=\beta-\varphi_{p}^{\prime}\left(x_{0}\right)\end{array}\right.

Proposition. Soient a,ba, b des scalaires de K,f:IK\mathbb{K}, f: I \rightarrow \mathbb{K} une fonction continue et (x0,α,β)I×K×K\left(x_{0}, \alpha, \beta\right) \in I \times \mathbb{K} \times \mathbb{K}. Il existe une unique solution à l’équation différentielle y+ay+by=f(x)y^{\prime \prime}+a y^{\prime}+b y=f(x) vérifiant la condition y(x0)=αy\left(x_{0}\right)=\alpha et y(x0)=βy^{\prime}\left(x_{0}\right)=\beta.

Exercice 4. En posant z=xyz=x y, résoudre l’équation différentielle xy+2(x+1)y+(x+x y^{\prime \prime}+2(x+1) y^{\prime}+(x+ 2) y=0y=0.