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Performances des S.L.C.I. Cours 3

Performances des S.L.C.I. Cours 3

Lakanal Cité scolaire

[1]

1 Fonction de transfert - Transmittance

Dans ce paragraphe, nous allons montrer que la connaissance et la maîtrise des 4 systèmes linéaires fondamentaux (que nous allons développer au paragraphe suivant) permet d’étudier tout autre système linéaire.

1.1 Obtention d’une fonction de transfert - Rappels

Nous étudions un système général, représenté par une équation différentielle linéaire à coefficients constants reliant une entrée x(t)x(t) à une sortie y(t)y(t) :

andny(t)dtn++a0y(t)=bmdmx(t)dtm++b0x(t)a_{n} \frac{d^{n} y(t)}{d t^{n}}+\ldots+a_{0} y(t)=b_{m} \frac{d^{m} x(t)}{d t^{m}}+\ldots+b_{0} x(t)

En supposant que toutes les conditions initiales sont nulles, la transformée de Laplace de cette équation nous donne :

anpnY(p)++a0Y(p)=bmpmX(p)++b0X(p)(anpn++a0)Y(p)=(bmpm++b0)X(p)\begin{aligned} a_{n} p^{n} Y(p)+\ldots+a_{0} Y(p) & =b_{m} p^{m} X(p)+\ldots+b_{0} X(p) \\ \left(a_{n} p^{n}+\ldots+a_{0}\right) Y(p) & =\left(b_{m} p^{m}+\ldots+b_{0}\right) X(p) \end{aligned}

Le rapport entre la sortie et l’entrée s’écrit:

H(p)=Y(p)X(p)=bmpm++b0anpn++a0H(p)=\frac{Y(p)}{X(p)}=\frac{b_{m} p^{m}+\ldots+b_{0}}{a_{n} p^{n}+\ldots+a_{0}}

H(p)\mathrm{H}(\mathrm{p}) est appelée fonction de transfert du système. La fonction de transfert du système est :

1.2 Forme et caractéristiques d’une fonction de transfert

1.2.1 Forme générale canonique d’une fonction de transfert

Une fonction de transfert quelconque est écrite sous la forme :

H(p)=Y(p)X(p)=bmpm++b0anpn++a0=N(p)D(p)H(p)=\frac{Y(p)}{X(p)}=\frac{b_{m} p^{m}+\ldots+b_{0}}{a_{n} p^{n}+\ldots+a_{0}}=\frac{N(p)}{D(p)}

Nous allons factoriser le numérateur N(p)N(p) et le dénominateur D(p)D(p) de cette fonction de transfert.

Etape 1 : présence de racine(s) nulle(s) :

Si le dénominateur D(p)D(p) possède une racine nulle :

Autrement dit, dans le cas général, on peut réécrire le dénominateur par :

D(p)=pk(cqpq++c0)=pkC(p)D(p)=p^{k} \cdot\left(c_{q} \cdot p^{q}+\ldots+c_{0}\right)=p^{k} \cdot C(p)

avec n=k+qn=k+q

Etape 2 : factorisation par la constante :

Comme c00c_{0} \neq 0, on peut factoriser le polynôme C(p)\mathrm{C}(\mathrm{p}). On le réécrit par :

C(p)=c0(eqpq++1)=c0E(p)C(p)=c_{0}\left(e_{q} \cdot p^{q}+\ldots+1\right)=c_{0} \cdot E(p)

Etape 3 : présence de racine(s) réelle(s) :

Si le dénominateur E(p)E(p) possède une racine réelle :

Autrement dit, dans le cas général, on peut réecrire le polynôme E(p)E(p) par :

E(p)=k=1v(1+Tkp)(1+f1p++frpr)=k=1v(1+Tkp)F(p)E(p)=\prod_{k=1}^{v}\left(1+T_{k} \cdot p\right) \cdot\left(1+f_{1} \cdot p+\ldots+f_{r} \cdot p^{r}\right)=\prod_{k=1}^{v}\left(1+T_{k} \cdot p\right) \cdot F(p)

avec q=v+rq=v+r

Etape 4 : présence de racines complexes conjuguées 2 à 2 :

Si le dénominateur F(p)F(p) possède 2 racines complexes conjuguées 2 à 2 : pξω0±jω01ξ2p \neq-\xi \cdot \omega_{0} \pm j \cdot \omega_{0} \cdot \sqrt{1-\xi^{2}} de multiplicité 1 alors il est possible de factoriser F(p)F(p) par (1+2ξω0p+p2ω02)\left(1+\frac{2 \xi}{\omega_{0}} \cdot p+\frac{p^{2}}{\omega_{0}^{2}}\right). Autrement dit, dans le cas général, on peut réécrire le polynôme F(p)F(p) par :

F(p)=l=1w(1+2ξlω0lp+p2ω0l2)F(p)=\prod_{l=1}^{w}\left(1+\frac{2 \xi_{l}}{\omega_{0 l}} \cdot p+\frac{p^{2}}{\omega_{0 l}^{2}}\right)

avec r=2.wr=2 . w

Factorisation complète du dénominateur :

En fonction de la présence de racine(s) nulle(s), de racine(s) réelle(s) et/ou de racines complexes conjuguées 2 à 2 , il est possible de factoriser le dénominateur D(p)D(p) par :

D(p)=c0pkj=1v(1+Tjp)l=1w(1+2ξlω0lp+p2ω0l2)D(p)=c_{0} \cdot p^{k} \cdot \prod_{j=1}^{v}\left(1+T_{j} \cdot p\right) \cdot \prod_{l=1}^{w}\left(1+\frac{2 \xi_{l}}{\omega_{0 l}} \cdot p+\frac{p^{2}}{\omega_{0 l}^{2}}\right)

Exemple :

F(p)=5p2+22,5p3+26,25p4+12,5p5+3,75p6 Ov dve 6 closue F(p)=5 p^{2}+22,5 p^{3}+26,25 p^{4}+12,5 p^{5}+3,75 p^{6} \quad \text { Ov dve } 6 \text { closue }

Le numérateur peut aussi se factoriser de la même manière.

Conclusion

Nous pouvons donc mettre notre fonction de transfert sous la forme suivante :

H(p)=d0pri=1g1(1+Tip)h=1s(1+2ξhω0hp+p2ω0h2)c0pkj=1v(1+Tjp)l=1w(1+2ξlω0lp+p2ω0l2)H(p)=\frac{d_{0} \cdot p^{r} \cdot \prod_{i=1}^{g_{1}}\left(1+T_{i} \cdot p\right) \cdot \prod_{h=1}^{s}\left(1+\frac{2 \xi_{h}}{\omega_{0 h}} \cdot p+\frac{p^{2}}{\omega_{0 h}^{2}}\right)}{c_{0} \cdot p^{k} \cdot \prod_{j=1}^{v}\left(1+T_{j} \cdot p\right) \cdot \prod_{l=1}^{w}\left(1+\frac{2 \xi_{l}}{\omega_{0 l}} \cdot p+\frac{p^{2}}{\omega_{0 l}^{2}}\right)}

Ceci montre que l’étude des systèmes de base (proportionnel, intégrateur, premier et deuxième ordre) est nécessaire et suffisante, pour avoir une idée du comportement de tous les types de systèmes linéaires.

1.2.2 Caractéristiques d’une fonction de transfert

Ordre d’un système :

Soit le système dont la transmittance générale peut être écrite sous la forme suivante :

H(p)=K(1+b1p++bmpm)pα(1+a1p++alpl)H(p)=\frac{K \cdot\left(1+b_{1} \cdot p+\ldots+b_{m} \cdot p^{m}\right)}{p^{\alpha} \cdot\left(1+a_{1} \cdot p+\ldots+a_{l} \cdot p^{l}\right)}

On appelle ordre de ce système linéaire le degré du dénominateur n=α+ln=\alpha+l

Classe du système :

Si l’entier relatif α=nl\alpha=n-l est positif, alors α\alpha représente le nombre d’intégrations et on appelle α\alpha la classe du système.

Gain statique :

Pour tout les systèmes ci-dessus, sous condition α=0\alpha=0 (pas d’intégrateur), dans le cas où toutes les limites écrites ci-dessous existent, on appelle KSK_{S} le gain statique défini par le rapport :

Démonstration :

Lycée Lakanal - Sceaux

www.lyc-laka.nal-sceaux.ac-versailles.fr Lycée Lakanal - Sceaux

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2 Réponse temporelle des SLCI fondamentaux

©OSO

2.1 Modélisation des entrées

Pour étudier le comportement dynamique d’un système, il n’est pas toujours simple de traduire sous forme d’équations les lois de la physique qui régissent son comportement. Il est souvent plus efficace de le soumettre à des signaux tests et d’observer sa sortie. De plus, la définition des critères de performances se fait majoritairement à partir de ces signaux. On se propose ici de présenter les signaux les plus couramment utilisés(pour les temps négatifs, les signaux seront toujours considérés à valeur nulle).

2.1.1 Impulsion de Dirac δ(t)\delta(t)

Si t0,δ(t)=0t \neq 0, \delta(t)=0 et si t=0,+δ(t)=1t=0, \int_{-\infty}^{+\infty} \delta(t)=1. Cette entrée permet de modéliser le comportement d’un choc, d’une impulsion. Elle est physiquement irréalisable. Elle peut être modélisée par la limite lorsque τ\tau tend vers 0 de la fonction ci-contre. La réponse temporelle à un Dirac est appelée réponse impulsionnelle.

2.1.2 Echelon de Heaviside u(t)u(t)

L’échelon est le signal de base d’étude des systèmes asservis. Il permet d’étudier le comportement du système lorsqu’on lui applique une consigne constante. u(t)=1u(t)=1 lorsque tt est supérieur ou égal à 0,u(t)=00, u(t)=0 sinon.

2.1.3 Rampe

L’entrée en rampe d’un système permet d’étudier le comportement dynamique d’un système et principalement sa capacité à suivre une consigne variable

2.1.4 La sinusoïde

L’entrée sinusoïdale permet d’étudier le comportement fréquentiel du système en faisant varier la pulsation du signal.

2.1.5 Traitement des signaux composés de signaux élémentaires

Tout signal affine par morceaux peut s’écrire comme la somme de signaux élémentaires en utilisant des fonctions échelon et rampe, éventuellement retardées. Ces signaux composés sont souvent utilisés pour la commande des systèmes.

f(t)=2u(t)2u(ttˉ)=2(u(t)u(t))f(t)=2 u(t)-2 u(t-\bar{t})=2\left(u^{\prime}(t)-u(t)\right)

2.2 Systèmes Linéaires Fondamentaux

2.2.1 Systèmes proportionnels

Systèmes modélisable par un gain pur

Certains systèmes peuvent être modélisés par une constante, c’est à dire une relation de proportionnalité directe entre l’entrée et la sortie : y(t)=Kx(t)y(t)=K x(t). La constante de proportionnalité est alors appelée le gain du système.

Fonction de transfert

Dans le domaine de Laplace, la fonction de transfert d’un système proportionnel s’écrit : H(p)=KH(p)=K

2.2.2 Systèmes intégrateur

Un système intégrateur a pour équation : dy(t)dt=K.x(t)\frac{d y(t)}{d t}=K . x(t)

Fonction de transfert

Dans le domaine de Laplace, la fonction de transfert d’un système intégrateur s’écrit :

H(p)=KpH(p)=\frac{K}{p}

2.2.3 Systèmes du premier ordre

Un système du premier ordre a comme équation différentielle caractéristique :

y(t)+Tdy(t)dt=Kx(t),y(t)+T \frac{d y(t)}{d t}=K \cdot x(t),

avec KK gain du système et TT (en seconde) constante de temps du système.

Fonction de transfert

Dans le domaine de Laplace, la fonction de transfert d’un système du premier ordre s’écrit :

H(p)=K1+TpH(p)=\frac{K}{1+T p}

Réponse indicielle

Si l’on soumet un système du premier ordre à un échelon x(t)=E.u(t)x(t)=E . u(t), alors la sortie dans le domaine de Laplace a la forme suivante :

Y(p)=KEp(1+Tp)Y(p)=\frac{K \cdot E}{p(1+T p)}

Ce qui nous donne dans le domaine temporel :

y(t)=KE(1etT)u(t)y(t)=K \cdot E\left(1-e^{-\frac{t}{T}}\right) u(t)

Réponse à une rampe

Si l’on soumet un système du premier ordre à un échelon x(t)=x(t)= a.t. u(t)u(t), alors la sortie dans le domaine de Laplace a la forme suivante :

Y(p)Kap2(1+Tp)Y(p) \doteq \frac{K \cdot a}{p^{2}(1+T p)}

Ce qui nous donne dans le domaine temporel :

$$

y(t)=K \cdot a\left((t-T)+T e^{-\frac{t}{T}}\right) u(t) $$

2.2.4 Système du second ordre

Un système du second ordre a comme équation différentielle caractéristique :

y(t)+2ξω0dy(t)dt+1ω02d2y(t)dt2=Kx(t)y(t)+\frac{2 \xi}{\omega_{0}} \frac{d y(t)}{d t}+\frac{1}{\omega_{0}^{2}} \frac{d^{2} y(t)}{d t^{2}}=K \cdot x(t)

avec KK le gain statique du système, ω0\omega_{0} (en rad. s1\mathrm{s}^{-1} ) la pulsation propre non amortie et ξ\xi (sans unité) le facteur d’amortissement.

Fonction de transfert

Dans le domaine de Laplace, la fonction de transfert d’un système du deuxième ordre s’écrit :

H(p)=K1+2ξω0p+1ω02p2H(p)=\frac{K}{1+\frac{2 \xi}{\omega_{0}} p+\frac{1}{\omega_{0}^{2}} p^{2}}

Réponse indicielle

Si l’on soumet un système du deuxième ordre à un échelon x(t)=E.u(t)x(t)=E . u(t), alors la sortie dans le domaine de Laplace a la forme suivante :

Y(p)=K.Ep(1+2ξω0p+1ω02p2)Y(p)=\frac{K . E}{p\left(1+\frac{2 \xi}{\omega_{0}} p+\frac{1}{\omega_{0}^{2}} p^{2}\right)}

Les valeurs initiale (0) et finale (K.E) de la sortie ne dépendent pas de ξ\xi et ω0\omega_{0}. Par contre, l’allure de la réponse temporelle dépend de la nature des racines (réelles ou complexes) du dénominateur. a) Cas ξ>1\xi>1 deux racines réelles

La sortie est alors de la forme suivante :

Y(p)=K.Ep((1+T1p)(1+T2p))Y(p)=\frac{K . E}{p\left(\left(1+T_{1} p\right)\left(1+T_{2} p\right)\right)}

Ce qui nous donne dans le domaine temporel :

y(t)=KE(1T1T1T2etT1T2T2T1etT2)u(t)y(t)=K \cdot E\left(1-\frac{T_{1}}{T_{1}-T_{2}} e^{-\frac{t}{T_{1}}}-\frac{T_{2}}{T_{2}-T_{1}} e^{-\frac{t}{T_{2}}}\right) u(t)

b) Cas ξ=1\xi=1 : une racine double

La sortie est alors de la forme suivante :

Y(p)=KEp(1+Tp)2Y(p)=\frac{K \cdot E}{p(1+T p)^{2}}

Ce qui nous donne dans le domaine temporel :

y(t)=KE(1t+TTetT)u(t)y(t)=K \cdot E\left(1-\frac{t+T}{T} e^{-\frac{t}{T}}\right) u(t)
y(t)=KE(1(1+ω0t)eω0t)u(t)y(t)=K \cdot E\left(1-\left(1+\omega_{0} t\right) e^{-\omega_{0} t}\right) u(t)

3 Performances des SLCI
\section*{\section*{I}}

3.1 Les systèmes du premier ordre

3.1.1 Influence des paramètres caractéristiques

Nous venons de voir que la fonction de transfert d’un système du premier ordre est : H(p)=K1+TpH(p)=\frac{K}{1+T p} et que sa réponse temporelle d’un système du premier ordre à un échelon d’amplitude EE est :

y(t)=KE(1etT)y(t)=K E\left(1-e^{-\frac{t}{T}}\right)

ou après avoir posé ωp=ω01ξ2\omega_{p}=\omega_{0} \sqrt{1-\xi^{2}} pseudo pulsation Ce qui nous donne dans le domaine temporel :

y(t)=KE(111ξ2eξω0tsin(ω01ξ2t+arccosξ))u(t)y(t)=K \cdot E\left(1-\frac{1}{\sqrt{1-\xi^{2}}} e^{-\xi \omega_{0} t} \sin \left(\omega_{0} \sqrt{1-\xi^{2}} \cdot t+\arccos \xi\right)\right) u(t)

Ce qui nous donne dans le domaine temporel :

c) Cas 0<ξ<10<\xi<1 : deux racines complexes conjuguées La sortie est alors de la forme suivante :
c) Cas 0<ξ<10<\xi<1 : deux racines com

. YY

Y(p)=K.Ep(1+2ξω0p+1ω02p2)Y(p)=\frac{K . E}{p\left(1+\frac{2 \xi}{\omega_{0}} p+\frac{1}{\omega_{0}^{2}} p^{2}\right)}

"

$$

$$

  • -敖 ou après avoir posé ωp=ω01ξ2\omega_{p}=\omega_{0} \sqrt{1-\xi^{2}} pseudo pulsation

rdre "

"

Observons sur la figure ci-dessous les paramètres caractéristiques d’un premier ordre :

Et voici comment ces paramètres influencent la réponse indicielle :

KE(1180+0)=0,9+y(000)=0,95K×Ee1900=0,0514,000τ=ln(0,05)7 ATln(0,05)=+540\begin{aligned} & K_{E}\left(1-\frac{180}{+0}\right)=0,9+y(000)=0,95 K \times E \\ & e^{-1900}=0,051 \\ & \frac{-4,000}{\tau}=\ln (0,05) 7 \mathrm{~A}-T \ln (0,05)=+540 \end{aligned}

3.1.2 Performances d’un premier ordre

Stabilité Tant que la constante de temps T est positive, un système du premier ordre est inconditionnellement stable. En effet, l’expression y(t)=KE(1etT)y(t)=K E\left(1-e^{-\frac{t}{T}}\right) converge tant que T>0T>0.

Amortissement La réponse temporelle d’un système du premier ordre soumis à un échelon ne possède pas de dépassement.

Rapidité Le temps de réponse à 5%5 \% de la réponse indicielle d’un système du premier ordre est : t5%=3.Tt_{5 \%}=3 . T.

Précision L’erreur statique sera nulle si et sculement si le gain statique du système du premier ordre (en boucle fermée) vaut : K=1K=1.

3.1.3 Identification

Dans le cadre des systèmes asservis, l’entrée type la plus communément utilisée est l’échelon. Si la réponse mesurée présente les caractéristiques de la réponse indicielle d’un système du 1er ordre (allure à décroissance exponentielle, pente initiale non nulle, pas d’oscillations hors éventuel bruit de mesure et convergence vers une valeur constante), alors il est raisonnable de modéliser le comportement de ce système par une équation différentielle du 1er ordre. Les paramètres TT et KK sont alors identifié sur la courbe représentant la sortie. www.lyc-lakanal-sceaux.ac-versailles.fr

3.2 Les systèmes du deuxième ordre

3.2.1 Influence des paramètres caractéristiques

Nous avons vu que la fonction de transfert de’un système du deuxième ordre est :

H(p)=K1+2ξω0p+p2ω02H(p)=\frac{K}{1+\frac{2 \xi}{\omega_{0}} p+\frac{p^{2}}{\omega_{0}^{2}}}

Pour déterminer la réponse temporelle d’un système du second ordre soumis à un échelon d’amplitude e0, il faut distinguer deux cas en fonction de la nature des pôles de H(p)H(p). Si H(p)H(p) possède :

Régime apériodique

L’expression de la réponse temporelle apériodique d’un système du deuxième ordre soumis à un échelon d’amplitude EE

Propriétés remarquables :

Régime pseudo-périodique

L’expression de la réponse temporelle est la suivante :

y(t)=KE(111ξ2eξω0tsin(ω01ξ2t+arccosξ))u(t)y(t)=K \cdot E\left(1-\frac{1}{\sqrt{1-\xi^{2}}} e^{-\xi \omega_{0} t} \sin \left(\omega_{0} \sqrt{1-\xi^{2}} \cdot t+\arccos \xi\right)\right) u(t)

Et voici comment ces paramètres influencent la réponse indicielle :

Observons sur la figure ci-dessous les paramètres caractéristiques de ce régime.

Le système le plus rapide est obtenu pour un amortissement ξ=0,69\xi=0,69. Pour cette valeur, le premier dépassement en pourcentage vaut environ 0,05 . Les abaques ci-dessous, nous montre l’évolution du dépassement et du temps de réponse en fonction de ξ(z)\xi(z).

3.2.2 Performances d’un deuxième ordre

Stabilité Tant que le coefficient d’amortissement ξ\xi est positif, un système du deuxième ordre est inconditionnellement stable, il y a convergence de la réponse.

Rapidité Le temps de réponse à 5%5 \% de la réponse indicielle d’un système du deuxième ordre dépend de 2 paramètres : ξ\xi et ω0\omega_{0}. C’est grâce à l’abaque du temps de réponse réduit (page précédente) que l’on pourra déterminer le temps de réponse à 5%5 \% du système connaissant les 2 paramètres.

Amortissement La réponse temporelle d’un système du deuxième ordre soumis à un échelon possède un dépassement à la seule condition que ξ<1\xi<1.

Précision L’erreur statique sera nulle si et seulement si le gain statique du système du deuxième ordre vaut : K=1K=1.

3.2.3 Identification de modèle

Dans la même démarche de modélisation comportementale que celle développée pour un premier ordre, si la réponse mesurée expérimentalement présente une tangente à l’origine nulle et des dépassements, le modèle du premier ordre ne peut plus convenir et il devient raisonnable de modéliser le comportement du système par une fonction de transfert du 2e ordre. Les paramètres caractéristiques sont alors déterminer à l’aide de la courbe de la réponse temporelle et/ou grâce à l’abaque des dépassements.

Footnotes
  1. Lycée Lakanal - 3, Avenue du Président Franklin Roosevelt - 92330 Sceaux - Académie de Versuilles